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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BŒUF Antoine Victor

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 1er août 1905 au domicile de ses parents route de Gros-Morne à Fort-de-France (Martinique). Son père est adjudant d'Infanterie coloniale et sa mère sans profession.
 

Engagé volontaire le 28 novembre 1923 il est affecté successivement au 8ème Régiment de Chasseurs à cheval d'Orléans, puis au 310ème Régiment d'Artillerie Coloniale à Rueil, puis au RACM à Meknès (Maroc) et au 10ème RAC à Tarascon.

Le 24 octobre 1933 il épouse Andrée GAZET à Saint-Mandé (94).

De 1937 à 1939 il est détaché à la Direction du contrôle du Ministère de la Guerre à Paris. Il est alors domicilié 23, rue du Commerce à Paris (15ème).

Il est fait prisonnier en juin 1940, mais est libéré le 7 juillet 1941 comme «colonial» au titre des Volontaires du Levant.

Il reprend son travail au secrétariat d'Etat à la Guerre le 20 décembre 1941 comme agent administratif colonial au Ministère de la Guerre à Vichy qui se trouve à l'Hôtel International et entre au réseau "Super NAP" (Noyautage des Administrations Publiques).
 
Créé par 2 résistants lyonnais de Combat le NAP (alors appelé Noyautage Administratif et Professionnel) fut généralisé à l'ensemble de la région, puis à l'ensemble de la France par Claude BOURDET avec l'accord de Jean MOULIN. Le NAP devint Noyautage des Administrations Publiques (services locaux des préfectures, de la police, du ravitaillement, de l'électricité, des PTT et de la SNCF). Parallèlement fut créé par Libération-Sud un réseau dont la fonction était de noyauter les ministères à Paris et à Vichy. Ce réseau s'appela Super-NAP. NAP et Super-NAP fusionneront en 1944. A Vichy Super-NAP fut dirigé par Maurice NÈGRE, fonctionnaire des Affaires étrangères, puis par Bernard de CHALVRON.
Ce service de documentation clandestin, appareil élaboré et compartimenté, permit de saper les projets de l'occupant nazi et du gouvernement de Pétain.
Source: Dictionnaire Historique de la Résistance.



Il est arrêté le 24 janvier 1944 sur son lieu de travail pour violation du secret professionnel. Il est interné à la prison de Cusset (03) dans l'attente du jugement du tribunal de Sûreté de l'Etat et est ensuite transféré au camp d'internement de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) où il arrive le 8 mars 1944. Malgré un non-lieu rendu sur ordonnance du Parquet de Cusset le 7 avril 1944 il y reste astreint à résidence jusqu'au 30 juillet 1944, date à laquelle il est remis ainsi que les autres internés aux autorités allemandes. En clair, il a été livré aux nazis.

Le 30 juillet 1944 il est déporté de Toulouse à Buchenwald où il arrive le 6 août dans le convoi N° I.252.

 
Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 5565735.

Il y reçoit le matricule N° 69696. Après la quarantaine il est transféré au Kommando de Plömnitz.

 
Plömnitz ou «Leopard»: Kommando du KL Buchenwald. Depuis 1941 déjà, l'état-major allemand et la firme Solvay s'étaient mis d'accord pour utiliser les mines de sel de Peissen et de Plömnitz, situées à 50 km au nord-est de halle. Il est décidé d'y installer une usine souterraine de munitions. Les détenus (plus de 1300 en janvier 1945) sont évacués en avril 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 

Il décède au cours de l'évacuation à Elsdorf le 13 avril 1945 selon l'état civil de Paris (15ème) et le JO N° 251 du 26 octobre 2008.

"Mort pour la France"
 

Le corps d'Antoine BOEUF  sera rapatrié et ré inhumé en France. Son nom figure sur la tombe N° 457 en tant que «déporté résistant MORT POUR LA FRANCE le 13-4-1945» à la nécropole nationale «Le Pétant» à Montauville (54).

Source de la photo: Mairie de Montauville. Remerciements.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat à la Défense en date du 16 septembre 2008 paru au Journal Officiel  N° 251 du 26 octobre 2008.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1

- Archives Départementales du Tarn 493 W 89 et  493 W 48 (transmis par Jean-Philippe Lantes)

- Etat civil de Fort-de-France (Martinique) et de Paris (15ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mairie de Montauville (54)

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- Mémoire et Espoirs de la Résistance site Internet

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherches d'Arolsen 5565735,
 
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