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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
GAMBU Henri Albert
 
Archives de la famille

est né le 12 juin 1903 au N° 21, rue Bréa à Paris (6ème). Il est le fils d'Ernestine Thérèse GAMBU.

Incorporé le 10 mai 1923 sur sa demande, il est affecté au 8ème Régiment d'Infanterie. Il participe à l'occupation des Pays Rhénans et de la Ruhr du 16 mai 1923 au 7 novembre 1924. Il est nommé sergent le 15 mai 1924 et rayé des contrôles le 4 novembre 1924.

Il réside depuis mai 1936 à Varennes-sur-Allier (03) où il exerce le métier de droguiste rue Antoine Fayard.

Source de la photo: Archives de la famille.



 
Rappelé le 24 août 1939, il est affecté au Dépôt du 8ème Régiment d'Infanterie. Il est réformé temporaire le 11 décembre 1939.

Il fait partie de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et est membre du Mouvement «Combat». Des documents ayant été trouvés à son domicile, il est arrêté le 28 avril 1944 et interné à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03).
 
Depuis plusieurs semaines les troupes allemandes se replient et vident les prisons qui se trouvent sur leur passage pour transférer les détenus dans les camps de concentration, ce qui présente un double avantage pour eux: les détenus ne peuvent rejoindre les rangs de la Résistance, mais alimentent en main-d’œuvre les camps de concentration.

Henri GAMBU fait partie des 66 derniers prisonniers extraits de la Mal-Coiffée le 25 août 1944 et transférés à Belfort où ils sont internés à la Caserne Friedrich.

Le 5 septembre 1944 il est déporté de Belfort à Buchenwald où il arrive le 10 dans le convoi N° I.285.

 
Source: Extrait de la liste du convoi N°I.285 transmise par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Il reçoit le matricule N° 85242 et, après la quarantaine au Petit Camp au Block 63, il passe au Grand Camp au Block 14. Il est ensuite  transféré le 26 septembre au Kommando BII, c'est-à-dire Langenstein. où il est affecté au Block 9.



Source: Extrait du Registre Matriculaire des 85000 transmis par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Langenstein ou ""Malachit"" ou ""Zweiberge"": Kommando du KL Buchenwald.
Ouvert en avril 1944 ce Kommando est installé près du village de Langenstein, à quelques kilomètres d'Halberstadt. Le chantier de Langenstein est le chantier B2 du Sonderstab Kammler. Les détenus creusent près de 10 km de galeries dans les collines du Thekenberg devant servir à enterrer les productions des usines Junkers. Au total, près de 7000 détenus y travaillent. 3000 détenus sont évacués le 9 avril 1945 et 1600 sont libérés le 13 avril 1945 par les Américains.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 




Ci-contre: Bon de repos/Schonüng attribué au Matricule N° 85242.

Dans "Histoire du camp de Dora", André Sellier écrit "La  situation à Langenstein est également exceptionnelle parce qu'il n'y a pas eu de "transport" organisé vers Bergen-Belsen. Le jour de l'évacuation le 9 avril , sur un effectif total de 4900 détenus, seuls 3000 d'entre eux peuvent prendre la route. Les autres sont abandonnés au Revier (quelque 500), au Schonung (1200) ou dans le camp. Quand les Américains découvrent le camp le 13 avril, ils y trouvent beaucoup de cadavres et des survivants en triste état (...) Ils sont transportés dans un hôpital de campagne américain établi dans une caserne de Halberstadt".






 
Archives de la famille
Il est libéré le 13 avril 1945 à Langenstein selon le Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et est rapatrié le 7 mai 1945. Son retour à Varennes-sur-Allier fait l'objet d'un court article dans la presse locale le 17 mai 1945.

Source du document ci-contre: Archives Départementales de l'Allier Fonds Rougeron 26 J 228.


 

La carte du Combattant lui est attribuée le 2 novembre 1954.
 
Archives de la familleArchives de la famille
Source des documents ci-dessus: Archives de la famille.

F.F.I.

Division d'Auvergne

½ Brigade Roussel Citation à l'ordre de la Brigade

Groupe Didier

GAMBU– Connaissant le texte de la proclamation allemande punissant de la peine de mort toute personne donnant asile ou assistance aux aviateurs alliés accidentés ou parachutés sur le territoire français,

Malgré ce risque périlleux, a aidé le Capitaine PRIVAT René, membre actif de l'organisation de la Résistance sur le plan départemental, pour accomplir la mission d'aide et de transport du capitaine aviateur canadien MASON Edgard, dont l'appareil avait été accidenté au cours du bombardement des Usines DUNLOP à MONTLUÇON le 21 septembre 1943.

Cette opération a été exécutée et menée à bien de ST-GERMAIN-des-FOSSÉS à AUBIÈRE (Puy-de-Dôme) malgré un réseau de barrage établi par les troupes allemandes et de police.

Le 30 septembre 1944
 
Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 241320), il est homologué en tant que Résistant au titre de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

Lui est attribuée la carte de Déporté Résistant N° 1.001.18591.

Il décède à Brive-la-Gaillarde (19) le 1er janvier 1988.

 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, Fonds Rougeron 26 J 228,

- Archives de Paris 1 R 1923.3767,

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 2330 W 52 (DIAC Clermont-Ferrand)

- Archives du Kommando de Langenstein sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives de la famille

- Etat civil de Paris (6ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos 

-
Mémorial de Langenstein Amicale de Langenstein

- Sellier André Histoire du camp de Dora  Editions la découverte 1998

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 241320)

 
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