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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
ALPHEN Gabriel Jacques
 
Archives de la famille

est né le 10 mars 1885 au domicile de ses parents Boulevard Saint-Michel à Paris (6ème). Son père Mathieu est négociant et sa mère Marguerite née CAHEN est sans profession.

Photo: Archives de la famille.

Incorporé le 5 octobre 1905 il est affecté au 131ème Régiment d'Infanterie à Orléans (45) jusqu'au 25 septembre 1908.

Il est employé de banque quand  il épouse Valentine MAYER à Paris (17ème) le 3 janvier 1912.

 
Rappelé le 1er août 1914 lors de la Mobilisation Générale il est affecté au 69ème Régiment d'Infanterie de Toul-Nancy.

Cité à l'ordre du Régiment le 16 juillet 1917: «Agent de liaison cycliste a assuré chaque nuit en avant de Verdun le ravitaillement de la Compagnie en 1ère ligne malgré les feux de barrage les plus violents, faisant preuve du plus beau dévouement et d'un mépris absolu du danger».

Il est démobilisé le 18 mars 1919.

Il est agent de change domicilié   Rue de l'Assomption à Paris (16ème) selon le Mémorial de la Shoah.

Il est arrêté ainsi que son neveu Jean-Paul ALPHEN le 15 juillet 1944 à Sault commune de Prémilhat (03) chez Michel SAUNON dans les circonstances suivantes selon la note d'information des Renseignements Généraux de l'Allier en date du 18 juillet 1944: « Les militaires allemands, prétextant avoir vu des signaux lumineux, se rendirent dans la propriété appartenant à M.SAUNON Michel, âgé de 84 ans de nationalité française. Ils ont procédé à l'arrestation:

de son gendre JACOB Paul Alexandre, artiste peintre sous le nom de JACOB-HIANZ, catholique, de nationalité française, né à Paris le 1er avril 1884.

du mari de sa petite-fille ALPHEN J.Paul, de nationalité française, catholique, né le 20 avril 1911 à Paris (6ème).

de l'oncle de ce dernier: ALPHEN Jacques, veuf, rentier, âgé de 59 ans, né à Paris.

de M.BLOCH Henri, israélite, veuf, âgé de 65 ans environ, qui a quitté St Etienne lors du bombardement, était hébergé chez ses amis à Saulx».

Note: Paul JACOB fera partie des quelque 300 prisonniers libérés de la Mal-Coiffée vers le 20 août. 

Ces quatre personnes sont détenues à l'Hôtel du Faisan à Montluçon et sont ensuite transférées à l'exception d'Henri BLOCH à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03).

En cet été 1944 les Allemands se replient vers l'Allemagne et vident les prisons sur leur passage. Gabriel ALPHEN fait partie des 66 derniers prisonniers de la Mal-Coiffée transférés le 25 août 1944 de Moulins à Belfort où ils arrivent le 1er septembre. Ils sont internés à la Caserne Friedrich.

Le 5 septembre il est déporté de Belfort à Buchenwald où il arrive le 10 dans le convoi N° I.285.


Source du document ci-dessus extrait de la liste du convoi N°I.285 transmise par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Il reçoit le matricule N° 85232 et, après la quarantaine au Block 63, il reste au Camp Central  au Block 23. Il n'est pas transféré dans un Kommando extérieur dans l'immédiat.




Source: Extrait du Registre Matriculaire des 85000 transmis par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Il est affecté au Kommando S III, c'est-à-dire Ohrdruf le 27 novembre 1944.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 5425014.

Ohrdruf: Kommando du KL Buchenwald. Créé administrativement par les SS le 6 novembre 1944, il est situé à 70 kilomètres au sud-ouest de Weimar, en Thuringe. Le complexe d'Ohrdruf comprend cinq Kommandos installés sur un très vaste terrain militaire. A partir du mois d'août 1944, les détenus sont employés à des travaux de terrassement en vue de l'installation souterraine, entre autre, de l'Etat-major Général de la Wehrmacht, de la réserve d'or de la Reichsbank, ainsi que d'une rampe de lancement d'armes secrètes. Au total, ils ont été près de 20000, se répartissant en trois camps principaux : Nordlager, Südlager et Crawinkel. Près de 10000 sont évacués vers Buchenwald.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen  1.1.5.3 / 5425021.

Il décède
- le 9 janvier 1945 à Ohrdruf selon les archives du camp Ohrdruf-Nordlager (voir le document ci-dessus)
- le 20 février 1945 à Buchenwald selon l'état civil de Paris (6ème) et le JO N° 123 du 28 mai 1987.


"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat aux Anciens Combattants du 6 avril 1987 paru au Journal Officiel N° 123 du 28 mai 1987.


Son nom figure au Monument aux Morts de Prémilhat.


                                                                            Source de la photo: Mairie de Prémilhat. Remerciements.

Note rectificative: Henri BLOCH n'a pas été déporté, mais a été assassiné le 22 juillet 1944 à Echassières (03) et enterré à la Bosse commune de Lalizolle (03).

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 654 W 6

- Archives Départementales de Paris 1 R 1905.84,

- Archives du camp de Buchenwald

- Archives de la famille

- Etat civil de Paris (6ème) et (17ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- Mémorial de la Shoah

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 5425014, 1.1.5.3 / 5425021, 2.3.3.4 / 78155564, 2.3.3.4 / 78155565,
 
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