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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

PERRIER André Antoine Louis

 

Archives de la famille

Est né le 29 février 1920 à Huriel (03). Son père Gabriel est menuisier et sa mère Marie née BOUDEAUD est sans profession.

Il fait ses études secondaires au Lycée de Montluçon (03), puis Maths Spéciales au Lycée Janson de Sailly à Paris (16ème).

Il est admis à l'Ecole Polytechnique le 2 septembre 1939. Il s'engage pour trois ans le 7 septembre au titre de l'Ecole Polytechnique. Il est dirigé sur l'Ecole d'Application de l'Armée de l'Air à Versailles le 19 mars 1940. Il passe aspirant dans l'Armée de l'Air à compter du 20 mars 1940.

Source de la photo: Archives de la famille.

Selon la biographie d’André PERRIER fournie par l'Ecole Polytechnique, "  L’Ecole de Pilotage "" 102 "" à laquelle il appartenait, se retrouve le 17 juin 1940 sur le bateau qui a appareillé pour l’Afrique du Nord. Le 26 juin 1940, il se trouve  avec d’autres cocons (1) de la Promotion (Davy,Souchot) à Mascara (département d’Oran). Malheureusement le voyage prévu le 6 juillet a été avancé et le bateau quitte la rade d’Oran le 4 juillet sans les volontaires du groupe PERRIER qui n’ont pu rejoindre à temps. Nos camarades apprennent alors le drame de Mers-El-Kebir, se rendent sur place et découvrent un spectacle qui les bouleverse".

Note 1: Cocon: Elève de l'Ecole Polytechnique d'une même promotion.

Source de la photo ci-contre: © Collections Ecole Polytechnique.


Il est nommé sous-lieutenant le 20 septembre 1940 et rejoint l'Ecole Polytechnique repliée à Lyon (69). A la fin de ses études en juin 1942 il opte pour l'Armée de l'Air et est affecté à l'Ecole de Salon-de-Provence (13).

Suite à l'occupation de l'Ecole par les Allemands le 27 novembre 1942, André PERRIER quitte Salon-de-Provence fin décembre pour l'Ecole SUPAERO à Toulouse (31). En juillet 1943 il pense rejoindre avec un collègue  les Forces Françaises Libres en passant par l'Espagne, mais des directives venues de Londres leur conseillent de s'engager dans la R.I.F. (Résistance Intérieure Française).

Il revient alors sur Paris et s'engage à l'O.C.M. (Organisation Civile et Militaire), réseau pour lequel il fait la liaison avec l'Ecole Polytechnique.

L' O.C.M. (Organisation Civile et Militaire) née en septembre 1940 recrute dans les milieux de la bourgeoisie: industriels, ingénieurs et commerçants, avocats et architectes, universitaires, hauts fonctionnaires. Elle puise aussi au vivier des officiers de réserve. Nationalistes et germanophobes, hostiles à la Révolution Nationale, ses cadres sont, à l'origine, pour la plupart maréchalistes. Ses militants organisent des filières d'évasion, cachent des armes et recueillent des renseignements sur les forces allemandes qui, dans un premier temps, sont transmis au Deuxième Bureau de Vichy.
Au total, près de 4000 militants de l'organisation ont trouvé la mort dans le combat clandestin. De 7000 à 8000 ont été déportés, dont le tiers seulement est revenu des camps de la mort.
Source: Dictionnaire Historique de la Résistance sous la direction de François Marcot Robert Laffont 2006.

Selon l'Ecole Polytechnique, "André PERRIER loge dans un hôtel du 5ème arrondissement, l'Hôtel de Lutèce, 2, rue Berthollet, où il retrouve un autre de ses cocons, Jacques MIROIR, qui le rejoint dans la Résistance. En mai 1944, PERRIER vient plusieurs fois voir MIROIR à la clinique où ce dernier avait dû subir une opération. Il lui apprend qu'un des membres de leur réseau a été arrêté, puis relâché par la Gestapo, ce qui ne manque pas d'être inquiétant.
Le 6 juin 1944, PERRIER informe DAVY qu'ils doivent partir le lendemain matin pour un maquis au nord du Massif Central.
Le 7 juin 1944 à 6 h 45 PERRIER est arrêté à son hôtel".

Il est  interné à la prison de Fresnes (94) et y est torturé, mais ne parlera pas.

Le 15 août 1944 il est déporté de Paris gare de Pantin à Buchenwald où il arrive le 20 dans le convoi N° I.264.

Convoi N°I.264: Ce convoi a ceci de particulier qu'il est le dernier train à partir de Paris et qu' il emmène 1654 hommes et 546 femmes, soit un total de 2200 personnes. Malgré les tentatives de la Résistance pour arrêter le train, malgré l'accord signé entre le consul de Suède Raoul NORDLING et le major allemand HUHM (selon cet accord les déportés sont placés sous la protection du consul de Suède) le chef de train SS refuse. Les hommes descendent à Buchenwald le 20 août. Les femmes arrivent à Ravensbrück le 21 août.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 6800806.

Il reçoit le matricule N° 77196 et, après la quarantaine, il est transféré au Kommando d'Ellrich.

Ellrich: Ce Kommando, dépendant du camp de Dora, est constitué de bâtiments abandonnés d'une fabrique avec un vaste terrain en friche. Entre mai et septembre 1944 on évacue vers Ellrich des milliers de détenus pour travailler sur des chantiers dépendant du «Sonderstab Kammler», qu'il s'agisse du creusement de galeries souterraines ou de tous les travaux de génie civil en surface.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Il décède le 6 janvier 1945 à Ellrich selon l'état civil d'Huriel et le JO N° 57 du 8 mars 1997.


Il est homologué comme résistant au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance). 

La carte de Déporté Résistant N° 1.011.20247 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre  en date du 20 octobre 1953.

Source du document ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants du Puy-de-Dôme.

Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume suite au décret du 13 septembre 1954.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Ministre délégué aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 31 janvier 1997 paru au Journal Officiel N° 57 du 8 mars 1997.


Son nom figure  sur la liste des 68 Polytechniciens "Morts en déportation" par mesure de répression ou de persécution. Les noms sont inscrits selon l'année d'entrée à l'Ecole Polytechnique, 1939 pour André PERRIER.


Source du document ci-dessus: site Internet X-resistance.org/deport.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1 R 1940.1080.1280,

- Archives de l'Ecole Polytechnique

- Archives de la famille

- Dictionnaire Historique de la Résistance sous la direction de François Marcot Robert Laffont 2006

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants du Puy-de-Dome.

- Etat civil d'Huriel (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service Historique de la Défense GR 16 P 46853

- Service International de Recherches d'Arolsen 6800806,

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