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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BRUNET Robert

Nous sommes à la recherche d'une photo et de renseignements complémentaires.

est né le 25 janvier 1922 au N° 83, boulevard de l'Hôpital à Paris (13ème). Son père Louis est cuisinier et sa mère Henriette née DROUILLET est femme de chambre.

Ses grands parents paternels Claude et Marie MAGUET sont domiciliés à Toulon-sur-Allier (03).

Il est ouvrier agricole à la ferme du "Gros-Vernois" à Toulon-sur-Allier (03) quand il est arrêté le 6 mars 1943 par la Gestapo pour un motif non connu.

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour cette arrestation  peut-être liée au STO (Service du Travail Obligatoire) qui a été instauré le 15 février 1943 pour les classes 1920-21-22 ou peut-être à la Ligne de Démarcation qui passe à Toulon-sur-Allier.

Selon l'avis destiné au Bureau des Fichiers de la Direction de l'Etat Civil et des Recherches du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 24 avril 1950, " Pour éviter le S.T.O., il était entré au Service des Gardes Voies. A la suite d'une dispute avec un autre garde-voies en mars 1943, il a été arrêté par la Gestapo, puis déporté en Allemagne, où il est décédé".

Selon une note de renseignements de la police transmise par le Préfet de l'Allier le 3 février 1956, concernant Robert BRUNET, "Célibataire , il travaillait avant son arrestation, pour le compte des Allemands aux établissements Billant qui occupaient les locaux de l'Atelier de chargement à Moulins.
BRUNET Robert a été arrêté par la police allemande au lieu-dit ""Gros Vernois"" à Toulon-sur-Allier où il travaillait en qualité d'ouvrier agricole depuis qu'il avait quitté les établissements Billant.
Le motif exact de son arrestation est resté inconnu de la population locale. Cependant pour certains son arrestation serait en relation avec sa cessation d'emploi au service de l'occupant".

Le 16 avril 1943 il fait partie des 996 hommes déportés de Compiègne à Mauthausen où il arrive le 18 avril dans le convoi N° I.93. Il reçoit le matricule N° 26835 et, après la quarantaine, il reste au camp central de Mauthausen avant d'être affecté le 8 août 1943 au Kommando de Wiener Neustadt.

Wiener-Neustadt: Kommando du KL Mauthausen. Ce Kommando situé dans l'usine "Rax Werke" à Wiener-Neustadt, en Basse-Autriche, connaît deux temps distincts. D'abord, le 8 août 1943, des détenus arrivent pour commencer la production en série d'éléments des fusées V2. Après les bombardements alliés, le camp est évacué le 17 novembre 1943, vers les Kommandos de Dora et Redl-Zipf. Ensuite, le 5 juillet 1944, de nouveaux détenus sont employés par la "Wiener Lokomotiv Fabrik" à la construction de tenders. Le camp est évacué le 1er avril 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Puis il est transféré au Kommando de Schlier-Redl-Zipf  le 30 octobre 1943.

Schlier ou Redl-Zipf: Kommando du KL Mauthausen.
Ce Kommando est situé à Redl-Zipf, petit bourg agricole dépendant de la commune de Neukirchen-an-der-Vöckla, en Haute-Autriche. Les caves d'une brasserie réputée localement, se révèlent le lieu favorable pour l'implantation d'une usine secrète pour la production de carburant pour les fusées V2, mais aussi pour la construction d'un centre d'essais, capable de tester les performances de chaque réacteur, avant de les expédier par le train vers les zones de tir sur les côtes nord-ouest de l'Europe. "Schlier" est le nom de code secret du site, ouvert en septembre 1943 et évacué le 3 mai 1945."
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il retourne au camp central de Mauthausen le 8 novembre 1943 avant d'être affecté le 30 mai 1944 au Kommando d'Ebensee.

Ebensee: Kommando du KL Mauthausen. Le village d'Ebensee est situé sur le lac Traunsee, entouré de grands massifs montagneux. Implanté le 18 novembre 1943, le camp qui y est installé fonctionne pour la création d'usines souterraines creusées dans la montagne devant produire de l'essence synthétique et des armes secrètes. Le projet reçoit comme nom de code "Zement". 14 tunnels sont engagés, et 10000 détenus travaillent au camp à la fin de l'année 1944. Le 6 mai 1945, date de sa libération, il compte même plus de 16000 personnes, venues de différents camps évacués devant l'avance alliée.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède  le 27 avril 1945

- à Ebensee selon l'Amicale de Mauthausen

- à Mauthausen selon l'état civil de Paris (13ème), de Toulon-sur-Allier et le JO N° 256 du 4 novembre 1987.

"Mort pour la France"


Son nom figure au Monument aux Morts de Toulon-sur-Allier.

Photo: AFMD de l'Allier.

La carte de Déporté Politique N° 1.175.09121 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 9 avril 1956.

Source du document ci-dessus:  Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 431 319.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 26 septembre 1987 paru au Journal Officiel N° 256 du 4 novembre 1987.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 199

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 431 319

- Etat civil de Paris (13ème) et (16ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mauthausen Le Troisième Monument  Amicale de Mauthausen

- MemorialGenWeb site Internet

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