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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

SOLANAS ESCARTIN Antonio

Nous sommes à la recherche d'une photo.

Est né le 20 août 1917 à à Leciñena, province de Zaragoza, en Espagne. Il est le fils de Pablo SOLANAS MUNIOS et de Petra ESCARTIN BOLEA. Ses parents qui tiennent un commerce et une ferme sont Républicains.

En février 1939, la famille fuit l'Espagne en ordre dispersé. Sa mère et sa sœur sont dans un camp. Antonio est interné au camp de Septfonds où il est rejoint en mai par son père et son frère Pablo qui sont passés par les camps de Barcarès et d'Argelès.

Ce camp considéré comme un centre d'hébergement est vite transformé en bourbier à cause des pluies incessantes et de la surpopulation. Les 81 tombes au Cimetière des Espagnols sont là pour témoigner des conditions d'hygiène. Parmi ces victimes, son père, Pablo SOLANAS-MUNIOS, qui y décède de maladie sur son épaule et est enterré dans la tombe 57 au Cimetière Espagnol.

Affectés à la 33ème Compagnie de Travailleurs Etrangers, Antonio et Pablo sont envoyés sur la Ligne Maginot en camion. Ils sont stationnés dans un moulin dans le village de Hetin (Sarre) où ils construisent des blockhaus et creusent des tranchées antichars.

Ils sont faits prisonniers vers Saint-Dié dans les Vosges le 22 juin 1940 en tant que combattants des C.T.E. (Compagnie de Travailleurs Etrangers) et envoyés au Stalag V D à Strasbourg. Il y reçoit le matricule N° 2635. Là un premier tri est fait: les Français logent dans les bâtiments, les Espagnols dans les hangars.

Ils quittent le Stalag V D le 11 décembre pour arriver à Mauthausen (Autriche) le 13 décembre 1940. Pablo reçoit le matricule N°5295 et Antonio le numéro 5297.


Il est transféré au Kommando de Gusen le 17 février 1941.

Gusen: Kommando du KL Mauthausen. A Gusen, les Nazis exploitent les carrières de granit, grâce notamment à l'envoi dès 1940 de milliers de Républicains espagnols. A partir de 1943, les détenus y sont massivement utilisés dans les usines installées par les firmes Steyr, Daimler, Puch et Messerschmitt pour la fabrication des pièces de fusils et des moteurs d'avions. En 1944, pour parer aux attaques aériennes, des galeries souterraines abritent progressivement des chaînes de montage. Gusen II voit ainsi le jour pour recevoir les milliers de prisonniers nécessaires à ces travaux de creusement.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004.

Il y reçoit un nouveau matricule, le  N° 10477.

Antonio, brutalisé par les Nazis selon le témoignage de son frère Pablo, y décède le 9 octobre 1941.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants en date du 28 janvier 2003 paru au Journal Officiel n°65 du 18 mars 2003.

Sources:

- Comité International de la Croix-Rouge à Genève (Suisse)

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 539 883

- Entretien de l'AFMD avec Monsieur Pablo Solanas Escartin

- Livre-mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- memorialgenweb site Internet

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