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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
 


SIMON Jules Etienne

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 3 juillet 1914 à Metz (57). Son père Eugène est négociant et sa mère Marie née COUSTANS est sans profession.

Il est  domicilié au N° 50, rue de Tivoli à Metz quand il épouse Georgette Louise WEBER à Metz le 2 novembre 1938.

Incorporé le 3 novembre 1938 il est affecté au 80ème Régiment d'Infanterie. Il est promu au grade de sous-lieutenant de réserve le 10 avril 1939 et affecté au 162ème Régiment d'Infanterie. Il est démobilisé le 25 juin 1940.

Professeur agrégé d'allemand il est domicilié à l'Hôtel Splendid rue Victor Hugo à Vichy (03).

Il entre au "S.R. Kléber" sous-réseau "Marco" à compter du 1er novembre 1943 sous le pseudonyme de Maurice DELORME. Il est agent P2 chargé de mission de 2ème classe avec le grade de lieutenant.

SR Kléber

Kléber est le nom de code donné à l'ensemble des éléments de recherche du renseignement du SR Guerre qui, après l'invasion de la zone libre en novembre 1942, continuent leur activité en métropole jusqu'à la Libération. C'est une vaste organisation coiffant de nombreux réseaux et sous-réseaux.
A Vichy Kléber bénéficie du concours
- de la valise diplomatique grâce au Capitaine Ildebert d'AMARZIT
- du bureau des attachés militaires qui appartient au réseau des ministères dirigé par le capitaine de PEYRELONGUE et Suzanne BOREL (future Madame BIDAULT).
Source: Dictionnaire Historique de la Résistance.

Il est arrêté par la Gestapo à Paris le 6 décembre 1943 et est interné à la prison de Fresnes.

Le 6 avril 1944 il est déporté de Compiègne à Mauthausen où il arrive le 8 dans le convoi N°I.199. Il reçoit le matricule N° 63163 et après la quarantaine il est transféré le 12 mai au Kommando de Gusen.

Gusen : Kommando du KL Mauthausen. A Gusen, les Nazis exploitent les carrières de granit, grâce notamment à l'envoi dès 1940 de milliers de Républicains espagnols. A partir de 1943, les détenus y sont massivement utilisés dans les usines installées par les firmes Steyr, Daimler, Puch et Messerschmitt pour la fabrication des pièces de fusils et des moteurs d'avions. En 1944, pour parer aux attaques aériennes, des galeries souterraines abritent progressivement des chaînes de montage. Gusen II voit ainsi le jour pour recevoir les milliers de prisonniers nécessaires à ces travaux de creusement.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède le 16 octobre 1944 à Gusen (Autriche) selon l'état civil de Vichy.

«Mort pour la France»

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 549404), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.C (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés Résistants).

La carte de Déporté Résistant N° 1 018 20187 lui est attribuée à titre posthume le 22 décembre 1955.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 25 octobre 2002 paru au Journal Officiel N° 9 du 11 janvier 2003.



Sources:

- Archives Départementales de la Moselle 1 R 1934.1045,

- Archives du camp de Mauthausen sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives Municipales de Vichy

- Etat civil de Metz et de Vichy (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mauthausen Le Troisième Monument  Amicale de Mauthausen

- memorialgenweb site Internet

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 549404)


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