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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

FIAT Antoine Lucien

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 10 mars 1912 au domicile de ses parents au bourg de La Guillermie (03). Son père Michel est cordonnier et sa mère Gabrielle née FAFOURNOUX est sans profession.

Il est comptable domicilié 80, rue Bansac à Clermont-Ferrand quand le 11 juillet 1935 il épouse Andrée ROUVET en cette ville.

Il entre en résistance comme agent du réseau «F 2».

Réseau «F2»: Réseau de renseignements franco-polonais dont les moyens de liaisons et financiers sont fournis par l'Intelligence Service britannique.
En perpétuelle réorganisation, étendant des branches en zone occupée, en retranchant ailleurs, le réseau surmonte ainsi de nombreux coups durs jusqu'à la Libération – il comptera toutefois 85 morts et 209 déportés et fusillés.
Source: Jean-Marie Guillon dans Dictionnaire Historique de la Résistance.

Il est arrêté le 11 août 1944 à Clermont-Ferrand (63). Interné à la prison du 92ème Régiment d'Infanterie il est déporté le 20 août 1944 de Clermont-Ferrand au Struthof-Natzweiler où il arrive le 30 dans le convoi N° I.275.

Face à l'avance des troupes alliées le Struthof est évacué vers le camp de concentration de Dachau. Lucien FIAT fait partie du convoi qui arrive le 4 septembre 1944. A Dachau il reçoit le matricule N° 99175.


Source du document ci-dessus: Mémorial annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987.

Il ne va rester que deux semaines à Dachau avant d'être transféré au camp de concentration de Mauthausen où il arrive le 16 septembre et où il reçoit un nouveau matricule, le N° 98034. Il est affecté au Kommando de Gusen le 5 novembre 1944.

Gusen: Kommando du KL Mauthausen. A Gusen, les Nazis exploitent les carrières de granit, grâce notamment à l'envoi dès 1940 de milliers de Républicains espagnols. A partir de 1943, les détenus y sont massivement utilisés dans les usines installées par les firmes Steyr, Daimler, Puch et Messerschmitt pour la fabrication des pièces de fusils et des moteurs d'avions. En 1944, pour parer aux attaques aériennes, des galeries souterraines abritent progressivement des chaînes de montage. Gusen II voit ainsi le jour pour recevoir les milliers de prisonniers nécessaires à ces travaux de creusement.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il y décède le 24 février 1945 selon l'état civil de La Guillermie et le JO N° 199 du 27 août 1996.

Selon le  Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 223352), il est  homologué en tant que Résistant au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant N° 1.011.07009 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 14 novembre 1951.


Document transmis par l'ODACVG du Puy-de-Dôme.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Ministre délégué aux Anciens Combattants  en date du 19 avril 1996 paru au Journal Officiel N°199 du 27 août 1996.

Sources:

- Archives des camps de Dachau et de Mauthausen sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Dictionnaire Historique de la Résistance sous la direction de François Marcot Editions Robert Laffont 2006

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de La Guillermie (03) et de Clermont-Ferrand (63)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mauthausen Le Troisième Monument  site Internet

- Mémorial annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987

- MemorialGenWeb  site Internet

- Office Départemental des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Puy-de-Dôme

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 223352)

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