Err

Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

SCHOLLER Joseph Henry René

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 3 mars 1912 au N° 220, rue Clémenceau à Sainte-Marie-aux-Mines (68). Son père Marie est employé de commerce et sa mère Marie née COLLIGNON est sans profession.

Il exerce la profession de comptable et est domicilié rue de la Fédération à Paris (15ème)

Le 16 novembre 1932 il s'engage pour 3 ans à Colmar au titre du Corps des Equipages de la Flotte. Il renouvelle cet engagement tous les trois ans. En septembre 1939 il est dirigé sur le Levant et est de retour en France en septembre 1941.

Maître secrétaire à la Marine Nationale il est domicilié au N° 23, rue Larbaud à Vichy (03) depuis le 8 octobre 1941. Il appartient au Service de Renseignements de la Marine depuis 1941.

Il est admis au cadre de maistrance, c'est-à-dire comme officier marinier, à compter du 6 août 1942.

Il est arrêté par la Gestapo le 27 janvier 1944 à 7 heures du matin pour activités antiallemandes et interné à Clermont-Ferrand (63).

Le 6 avril 1944 il fait partie des 1489 hommes déportés de Compiègne au camp de concentration de Mauthausen (Autriche) où il arrive le 8 avril dans le convoi N° I.199. Il reçoit le matricule N° 63185 et après la quarantaine il est affecté le 28 avril au Kommando de Gusen.

Source du document ci-contre: Archives Municipales de Vichy H 101 Boîte N° 5.


Gusen: Kommando du KL Mauthausen. A Gusen, les Nazis exploitent les carrières de granit, grâce notamment à l'envoi dès 1940 de milliers de Républicains espagnols. A partir de 1943, les détenus y sont massivement utilisés dans les usines installées par les firmes Steyr, Daimler, Puch et Messerschmitt pour la fabrication des pièces de fusils et des moteurs d'avions. En 1944, pour parer aux attaques aériennes, des galeries souterraines abritent progressivement des chaînes de montage. Gusen II voit ainsi le jour pour recevoir les milliers de prisonniers nécessaires à ces travaux de creusement.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il est renvoyé au camp central de Mauthausen à une date non connue et y décède le 18 mars 1945  selon le JO N° 9 du 11 janvier 1995.

«Mort pour la France»

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 541012), il est homologué en tant que Résistant au titre des D.I.R. (Déportés et Internés Résistants).

La carte de Déporté Résistant N° 1.001.21.957 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du  14 avril 1954.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 10 novembre 1994  paru au Journal Officiel N° 9 du 11 janvier 1995.

Sources:

- Archives Départementales du Haut-Rhin 1 R 1932.222,

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 168

- Archives Municipales de Vichy (03)  H 101 Boîte N° 5

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Sainte-Marie-aux-Mines (68)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mauthausen Le Troisième Monument   Amicale de Mauthausen

- memorialgenweb  Site Internet

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 541012)
©  AFMD de l'Allier