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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

NICOLAS Félix Victorien Jean-Marie

Nous sommes à la recherche d'une photo et de renseignements complémentaires.

est né le 12 août 1910 au domicile de ses parents à Blanzac (43). Son père Michel et sa mère Léonie CARTAL sont cultivateurs.

Il est domicilié à Allauch (13) où il exerce la profession de boulanger quand il est incorporé le 22 octobre 1931 avec le matricule N°7312. Il est affecté au 9ème Bataillon de Chasseurs à Pied et est rayé des contrôles le 6 octobre 1932.

Il est rappelé le 3 septembre 1939 et est affecté au 15ème Régiment du Train 774ème Compagnie. Il est démobilisé le 31 juillet 1940 et déclare de retirer à Firminy (42).

Il est employé en dernier lieu à la mairie du Puy-en-Velay (43) en tant que cantonnier de décembre 1942 à fin février 1943.

Selon le rapport  de police en date du 25 mai 1948, « il aurait été requis au titre du S.T.O. et dirigé sur la Normandie pour y travailler au compte de l’organisation Todt ». Selon son père dans une lettre en date du 18 juin 1945, " Requis pour le travail obligatoire le 19 mars 1943 il partait pour Saint-Malo". Son nom figure effectivement sur la "Liste des personnes devant prendre le départ le 19 mars 1943". Il est alors manœuvre célibataire à Chastelvol et est censé travailler pour l'entreprise Vialet au Puy. Il lui est attribué un âge fictif de 35 ans soit 2 de plus que son âge réel.

Il est arrêté le 28 mars 1943 dans les environs de Moulins (03) et est incarcéré la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins.

Le 25 juin 1943 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 27 dans le convoi N° I.110. Il reçoit le matricule N° 14723 et après la quarantaine il est transféré à Peenemünde sur l'île de Karlshagen.

Karlshagen / Peenemünde: Kommando du KL Ravensbück. En 1935, l'Allemagne décide d'installer une base spéciale pour son programme sur les fusées. Un site approprié est acheté en 1936 dans la partie nord de l'île d'Usedom, sur la Baltique. Dès septembre 1939, 3000 personnes travaillent à Peenemünde alors que la guerre impose très vite un développement important du montage des fusées A4. Avec celui de Peenemünde, les sites de Friedrichshafen depuis fin 1941, et Wiener Neustadt, en mars 1943, sont utilisés dans ce but. Tous ont recours à la main-d'oeuvre concentrationnaire. La base de Peenemünde, à compter du 1er juin 1943 et pour préserver le secret de la production, prend le nom "d'Heimat-Artillerie Park 11" (HAP), que l'on situe à Karlshagen, un village au sud de l'île. C'est le nom du Kommando de détenus, officiellement rattaché au KL Ravensbrück. Mais ce secret n'empêche pas l'attaque aérienne britannique dans la nuit du 17 au 18 août 1943, qui fait de nombreuses victimes. Les dirigeants allemands décident alors de déplacer l'usine de production des A4 de Peenemünde à un nouveau site souterrain, dont la construction commence alors, Dora.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Après le bombardement de l'usine de Peenemünde qui marque un tournant dans la guerre puisque les nazis vont décider d'enterrer leurs usines, les détenus sont rapatriés sur Buchenwald avant d'être transférés au Kommando de Dora. Il reçoit un nouveau matricule, le N°22747.


Dora: Ce camp dépend à l'origine du KL Buchenwald qui n'est situé qu'à environ 80 km. Il a été créé en septembre 1943 pour accueillir dans ses tunnels l'usine de Peenemünde bombardée par la RAF le 17 août 1943. Les déportés travaillent en deux équipes de douze heures. Ils creusent des galeries dans des conditions inhumaines. Ils restent six mois sans voir le jour et couchent à même le sol. La mortalité est très élevée. Dora devient autonome en octobre 1944.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède à Dora

- le 6 février 1944 selon l'état civil de Blanzac et le JO N° 174 du 28 juillet 1995

- le 17 février 1944 selon le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation .

La carte de Déporté Politique N°1.113.0379 lui est attribuée à titre posthume le 15 mars 1954 sur décision du Ministère des Anciens Combattants en date du 15 mars 1954.

"Mort pour la France"

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Ministère des Anciens Combattants en date du 15 juin 1995 paru au Journal Officiel N° 174 du 28 juillet 1995. 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1

- Archives Départementales des Bouches-du-Rhône 1 R 1740

- Archives Départementales de la Haute-Loire 996 W 208

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Blanzac (43)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MémorialGenWeb Site Internet

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