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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

OZGA Jozef Apoloniusz

Archives de la famille

Photo ci-contre à gauche: Josef OZGA début des années 1930. Source: Archives de la famille.

Photo ci-contre à droite: Josef OZGA en 1996. Source: Archives de la famille.

Archives de la famille
 


Est né le 2 mars 1922 à Zawiercie (Pologne). Il est le fils de Jan et de Bronislawa née WYDYMUS.

Selon diverses sources il réside dans plusieurs communes du département de l'Allier: Moulins, La Chapelle-aux-Chasses où il est cultivateur, et Commentry.

Son nom figure sur le recensement en date du 23 août 1943 de la classe 1942 à Commentry pour le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.). Il est indiqué qu'il habite la Cité Taffanel et qu'il exerce le métier de mineur de fond. A ce titre il bénéficie d'un sursis au S.T.O. en vertu de «la circulaire 1 M 1 paragraphe 3 page 5».

C'est  à Commentry à Champ Fromenteau qu'il est arrêté le 5 janvier 1944 à son domicile par la gendarmerie sur mandat d'arrêt du Préfet de la Loire en date du 5 janvier 1944.

Dans sa lettre du 2 février 1944 le Procureur de la République (!?!) écrit au Préfet de la Loire pour lui adresser «l'état des menées antinationales pour le mois de janvier 1944». Il lui indique que «OZGA a participé le 28 décembre 1943 à l'attaque du puits Mars dans le but de soustraire des explosifs. Au retour de son expédition, en compagnie de deux camarades, il fut interpelé par des gendarmes. A ses dires, un de ses camarades aurait sorti un revolver et abattu un gendarme.

Il est inculpé d'homicide volontaire et d'activité communiste.

Les autres inculpés ont favorisé l'attaque du puits Mars, soit en donnant des renseignements, soit en hébergeant les auteurs de cette attaque. Ils ont été inculpés d'aide à malfaiteurs».

Note: le Puits Mars est un puits des Houillères de Saint-Etienne.

Jozef OZGA est interné à la Maison d'Arrêt de Saint-Etienne, puis à la prison Saint-Paul à Lyon le 22 mai.

Il est "prévenu d'homicide volontaire et de menées communistes", mais ne sera pas jugé par la Cour Spéciale de Lyon.

En effet, la prison Saint-Paul ayant été bombardée, les détenus se mutinent, mais ne peuvent s'évader, car les murs extérieurs n'ont pas été endommagés. Les autorités françaises reprennent le contrôle et remettent les prisonniers aux Allemands.

Le 29 juin 1944 il fait partie des 720 hommes livrés aux nazis. Ils sont déportés de Lyon-Perrache à Dachau où il arrive le 2 juillet dans le convoi N° I.234.

Il reçoit le matricule N° 76029 et après la quarantaine il est transféré au Kommando de Kempten.



Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 10230382.   

Il y reçoit le matricule N° 76029. Après la quarantaine il est transféré au Kommando de Kempten.


Kempten: Kommando du KL Dachau. Ouvert en novembre 1944, ce Kommando travaille pour la firme F. Sachse. Il est situé dans le Sud-Ouest de la Bavière.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il est libéré à Kempten le 27 avril 1945.

Il décède le 23 janvier 1997 à Niderwiller (57).

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, Recensement S.T.O. 778 W 18,

- Archives Départementales de la Loire 2 W 24, 23 J 11,

- Archives Départementales du Rhône 3678 W 20, 3808 W 838,

- Archives du camp de Dachau sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives de la famille

- Archives Municipales de Commentry (03)

- Amicale de Kempten

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Thionville (57)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Ministère de la Défense Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives

- Service International de Recherches d'Arolsen 10230382

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