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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BORRELLY Gaston Louis

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 17 août 1889 au domicile de ses parents rue de Nîmes à Vichy (03). Son père Louis est cordonnier et sa mère Marie née POUGET est cuisinière.

Photographe domicilié à Condé-en-Brie (02), il y est arrêté - ainsi que trois autres personnes- par la FeldGendarmerie le 16 septembre 1943 pour propagande communiste et également pour écoute de la radio anglaise. Il est interné successivement à Château-Thierry, Laon, Saint-Quentin et Compiègne.

Le 27 avril 1944 il est déporté de Compiègne à Auschwitz où il arrive le 30 dans le convoi N° I.206.

Ce convoi, qui est composé de 1670 déportés, est surnommé « le Convoi des Tatoués», car il est dirigé sur Auschwitz où après quatre nuits et trois jours de voyage, en plus d'être tondus et habillés de rayés, les déportés sont tatoués comme du bétail.

Arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, il reçoit le matricule N° 185121 qui est tatoué sur son avant-bras gauche.

Note: N'étaient tatouées que les personnes sélectionnées pour le travail. Le numéro tatoué permettait d'identifier les morts.

C'est l'un des trois convois de non-juifs à être dirigés en wagons à bestiaux sur Auschwitz. Pourquoi Auschwitz? Les historiens se sont interrogés. Plusieurs hypothèses sont possibles: soit il s'agissait d'exterminer rapidement ces déportés soit de les transférer dans des kommandos de travail dépendant d'Auschwitz soit parce qu'il n'y avait plus de place à Buchenwald.

C'est, semble-t-il, la dernière hypothèse qui est retenue. En effet, arrivés à Auschwitz le 30 avril, 1561 de ces déportés vont en repartir à destination de Buchenwald le 12 mai. Ils y seront restés deux semaines.

Gaston BORRELLY est transféré à Buchenwald où il arrive le 14 mai et il reçoit un nouveau matricule, le N° 52804.


KL BUCHENWALD: Le camp de Buchenwald , situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Weimar, est créé en 1937. Avec le déclenchement de la guerre en 1939 et à mesure des avancées de la Wehrmacht, la population concentrationnaire s'internationalise.
De 1943 à la fin de 1944 voire au tout début de 1945, le camp devient un vivier de main d'œuvre corvéable à merci et renouvelable à volonté pour la production de guerre. Le développement des Kommandos s'amplifie. Des usines sont installées dans l'enceinte du camp.
En tout, Buchenwald comptera 136 Kommandos. Après huit années d'existence au cours desquelles périrent environ 56000 détenus et où 238980 ont pu être recensés, le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 

Il y est libéré le 11 avril 1945.

Il décède le 11 septembre 1975 à Château-Thierry (02).

Sources:

- Archives Départementales de l'Aisne J 1446, J 1448, J 1454, J 1461/13, 984 W 113,

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Clogenson Henry et Le Goupil Paul Mémorial des Français non-juifs déportés à Auschwitz, Birkenau et Monowitz publié à compte d'auteur

- Etat civil de Vichy (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

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