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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

AUBRETON Pierre Max

Nous sommes à la recherche d'une autre photo.



est né le 21 mars 1908 au domicile de ses parents au N° 16, rue Fontaine au Roi à Paris (11ème). Son père Camille est employé de chemin de fer et sa mère Jeanne née COURTIOUX est sténographe.

Il est domicilié à Paris (10ème) quand il s'engage pour 2 ans à Toulouse le 27 juillet  1928. Il est affecté au 2ème Régiment d'Aérostiers à Metz (57). Un aérostier est  pilote de ballon militaire d'observation qui est relié au sol par un câble. Il est porté plusieurs fois déserteur, est condamné à des peines de prison par des tribunaux militaires pour "désertion à l'intérieur en temps de paix (circonstances atténuantes admises)" et est finalement rayé des contrôles le 24 décembre 1937.

Source de la photo ci-contre: Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 5450458.

Il est domicilié à Bron (69) et exerce la profession d'artiste quand le 1er janvier 1938 il épouse Germaine DAUTREY à Oullins (69). Ils n'ont pas d'enfant.

Il réside depuis 1940 au N° 18, rue Sornin à Vichy (03) où il aide sa mère à tenir un commerce d'articles ménagers en aluminium.

Il est surveillant de nuit à l'usine Manurhin à Cusset (03) quand il est arrêté le 26 avril 1944 et transféré à Fort-Barraux (38) par des G.M.R. (Groupes Mobiles de Réserve) de Vichy.

Le Gouvernement de Pétain s'acharne sur ceux qu'il considère comme des «indésirables» , c'est-à-dire les"individus dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique».

Il est arrêté et «interné administrativement au Centre de Séjour Surveillé de Fort-Barraux (38) en vertu d'un arrêté du Ministère de l'Intérieur du Gouvernement de Vichy en date du 19 avril 1944» selon une lettre du Directeur des Anciens Combattants de l'Allier.

Il est interné en raison de ses antécédents judiciaires qui remontent à l'avant-guerre, 1935, 1930 et même 1928!!!, antécédents pour lesquels il a été condamné par des tribunaux militaires à des peines de prison, peines qui ont été purgées.

Suite au Débarquement le 6 juin 1944 et face à l'avance des troupes alliées les Allemands se replient, emmenant avec eux les prisonniers détenus dans les prisons et ceci afin d'alimenter en main-d'œuvre l'économie du Reich allemand, mais aussi afin que ceux-ci ne rejoignent pas les rangs de la Résistance.

Le 22 juin 1944, les Allemands vident la prison de Fort-Barraux de ses prisonniers et les transfèrent en camion à la gare de Grenoble.

Les 359 hommes déportés le 22 juin 1944 de Grenoble mettent plus de 10 jours pour arriver à Buchenwald le 3 juillet dans le convoi N° I.231. Pierre AUBRETON reçoit le matricule N° 60866 selon sa fiche ci-dessous.



Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 5450458.

Après la quarantaine, il est transféré le 22 août 1944 au Kommando de Weferlingen.


Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.1 / 5321292.

Weferlingen ou «Gazelle»: Kommando du KL Buchenwald. C'est en août 1944 que ce Kommando, situé à 50 km au nord-ouest de Magdeburg, est ouvert. Les détenus ont pour tâche de construire une usine souterraine dans des galeries de potasse. Ils sont 450 en janvier 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Le 16 mars 1945 il est envoyé avec le même numéro de matricule 60866 au Kommando SIII qui est le nom de code du Kommando d'Ohrdruf.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen  1.1.5.1 / 5320514.

Ohrdruf: Kommando du KL Buchenwald. Créé administrativement par les SS le 6 novembre 1944, il est situé à 70 kilomètres au sud-ouest de Weimar, en Thuringe. Le complexe d'Ohrdruf comprend cinq Kommandos installés sur un très vaste terrain militaire. A partir du mois d'août 1944, les détenus sont employés à des travaux de terrassement en vue de l'installation souterraine, entre autre, de l'Etat-major Général de la Wehrmacht, de la réserve d'or de la Reichsbank, ainsi que d'une rampe de lancement d'armes secrètes. Au total, ils ont été près de 20000, se répartissant en trois camps principaux : "Nordlager", "Südlager" et "Crawinkel". Près de 10000 sont évacués vers Buchenwald.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

L'évacuation de ce Kommando vers Buchenwald commence le 1er avril 1945.

Il est rapatrié et décède le 1er mai 1946 à son domicile à Paris (12ème).

Sources:

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 168

- Archives Départementales de l'Isère 15 W 160, 17 W 86,

- Archives de Paris D4R1/2772

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Paris (11ème), d'Oullins (69) et de Paris (12ème)

- Gedenkstätte Buchenwald

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 5450458, 1.1.5.1 / 5321292, 1.1.5.1 / 5320514,

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