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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

 

FERRET née BLANCHARD  Marie Louise Jeanne Francine.

 

 

Nous sommes à la recherche d’une photo et de renseignements complémentaires.

est née le 16 octobre 1904 au bourg de Vaumas (03). Son père Paul est sans profession et domicilié à Marigny-l’Eglise (58). Sa mère Catherine née PELLETIER est sans profession.

 

Elle est sténo-dactylographe et domiciliée à Paris quand le 24 avril 1926 elle épouse Benoit FERRET à Paris (18ème).

Elle est arrêtée le 12 avril 1943 à Roanne (42) par la Gestapo de Saint-Etienne et est internée  successivement à la caserne Grouchy à Saint-Etienne (42), à la prison de Montluc à  Lyon (69), à Fresnes et au Fort de  Romainville.

Le Fort de Romainville

Ce fort militaire est situé sur la commune des Lilas en Seine-Saint-Denis au nord-est de Paris. Il accueille d'abord des prisonniers de guerre et des otages, dont certains seront fusillés au Mont-Valérien. Puis à partir de 1943 il devient l'antichambre de la déportation avant de servir de prison pour femmes en 1944.

Photographie, prise à la Libération, des casemates où étaient enfermés des détenus. Source: Les oubliés de Romainville un camp allemand en France (1940-1944) par Thomas Fontaine Editions Taillandier mai 2005.


Le 31 janvier 1944 elle est déportée de Compiègne à Ravensbrück où elle arrive le 2 février dans le convoi N° I.175. Elle y reçoit le matricule N° 27136. Le 20 avril elle est  transférée au Kommando de Zwodau qui dépend du camp de concentration de Flossenbürg. Elle y reçoit un nouveau matricule, le N° 51796.



Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 11062919.


Zwodau : Kommando du KL Flossenbürg.
Situé dans l'ancienne Tchécoslovaquie, à 30 kilomètres de Karlsbad, ce Kommando, essentiellement de femmes, est créé pour la firme Siemens.

Source : Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Elle y est libérée le 7 mai 1945 par les Américains.


Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 63305), elle est homologuée en tant que Résistante au titre de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).


La carte de Déporté Résistant N° 2.015.08506 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.


La carte de Combattant Volontaire de la Résistance N° 060571 lui est attribuée sur décision de  l'Office Départemental des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre de la Loire en date du 30 avril 1953. Dans son dossier pour l'obtention de la Carte de Combattant Volontaire de la Résistance, elle fait à la demande de l'Office national des Anciens Combattants et Victimes de Guerre une Relation sommaire des différentes activités exercées dans la Résistance: "En janvier 1942, lorsque mon mari est arrivé de captivité (Prisonnier de Guerre), il n'existait aucun réseau dans la région (...) et c'est lui qui, avec Monsieur PERRIN, président de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre, a créé la première formation dans la région roannaise et stéphanoise, d'évasions de Prisonniers de Guerre. Ceci avec faux papiers civils et militaires, fausses cartes d'identité, expédition de colis aux prisonniers chaque semaine avec les pièces nécessaires dans des boîtes, sachets, chocolats, etc..spéciaux, pour que ceux-ci arrivent à bon domiciles, fausses lettres et fausses étiquettes de colis que nous faisions fabriquer et remettions aux familles chaque semaine. Tout ceci dans les bureaux de notre atelier, 5 place du Creux-Granger où j'ai été arrêtée par la Gestapo de Saint-Etienne.
Nombre approximatif de retours de Prisonniers: 200 environ".

Elle décède au Coteau (42) le 7 juin 2003.


 

Son mari Marcel FERRET, né le 3 novembre 1904 à Thurins (69), est arrêté le 13 avril 1943 à son atelier 5, Place du Clos Granger à Roanne (42) par la Gestapo de Saint-Etienne. Il est interné au camp de Chaléassière à Saint-Etienne, puis au Fort de Montluc à Lyon, puis à Fresnes et Compiègne. Il est déporté dans le convoi N°I.136 le 17 septembre 1943 à Buchenwald où il reçoit le matricule N°21080.  Il est transféré en novembre 1943 au Kommando de Schönebeck. En avril 1945 il est évacué de Schönebeck et est libéré à Schwerin le 19 mai 1945 par les Américains après 25 jours de marches forcées.
Il est homologué en tant que résistant au tire de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance) Dossier GR 16 P 222 102.
La carte de Déporté Résistant N° 1.015.06357 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.
La carte de Combattant Volontaire de la Résistance N° 060586 lui est attribuée sur décision de  l'Office Départemental des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre de la Loire en date du 30 avril 1953.


Sources :


- Archives Départementales de la Loire: Dossier de demande de la Carte de Combattant Volontaire de la Résistance


- Archives Départementales du Rhône 3808 W 760


- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains


- Etat civil de Vaumas (03) et de Paris (18ème)

- Forissier Nathalie  La Déportation dans la Loire  1940-1944 Publications de l’Université de Saint-Etienne 2005


- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 63305)

- Service International de Recherches d'Arolsen 11062919

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