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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
BRICOUX Roger Gaston Léon Joseph

est né le 1er septembre 1920 dans la principauté de Monaco. Son père Gaston et sa mère Emilie née GUIZOL sont hôteliers.

Ils sont domiciliés au N° 20, rue de l’Intendance à Vichy (03).

Avec l'autorisation de son père, il s’engage pour la durée de la guerre le 30 octobre 1939 à l’Intendance Militaire de Moulins (03) au titre du Dépôt d’Artillerie Hippo N° 35. Il est affecté au C.O.G.H. de Bourges (18) le 1er février 1940, puis à Rennes. Le 1er avril 1942 il est envoyé à l’Ecole d’Application d’Artillerie à Fontainebleau et est démobilisé par le centre de Saint-Laurent-sur-Gorre (87).

Source de la photo: Archives de la famille.


Il est étudiant vétérinaire quand il épouse Angèle DECORCE à Vichy le 27 août 1941.

Il entre en résistance  au réseau « Gallia-Reims » .

Réseau «Gallia»: Gallia, en zone sud, est  le plus  important   des réseaux de renseignement  français libres  créés avec  le concours  des mouvements  clandestins. En effet, les trois grands mouvements de zone sud, récemment fusionnés au sein des Mouvements Unis de Résistance (MUR), sont concernés par la mission fixée à Henri Gorce par le Bureau Central de  Renseignements et d'Action (BCRA) en février  1943: il s'agit de  les convaincre de créer, à partir de leurs services de renseignements existants, un réseau rattaché à la France Libre et spécialisé dans le renseignement militaire, ceci dans la perspective du futur débarquement allié.
Gallia devient un des plus gros réseaux en activité par son effectif (2500 agents) et le volume du courrier expédié. Il continue son action pendant la retraite allemande de l'été 1944, en particulier en transmettant des renseignements sur les objectifs à bombarder.
Source: Dictionnaire Historique de la Résistance.

Il est arrêté le 8 mai à Monaco et est interné à Nice dans l'ex-zone sous contrôle italien et déporté vers l’Italie . Dans sa prison à Nice, il effectue quelques dessins dont celui ci-contre.

Source du document: Archives de la famille.



Roger BRICOUX est interné successivement dans les prisons de Gênes, Bergame et Vérone, toutes situées en Italie du Nord.

Source du document ci-contre: © Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Suite à l’armistice du 9 septembre 1943 entre les Italiens et les Alliés, les Allemands reprennent le contrôle et libèrent certains prisonniers, mais en transfèrent d’autres des prisons italiennes  dans des prisons soit françaises soit  allemandes.

Roger BRICOUX est  transféré de la prison de Vérone à celle de Munich -Stadelheim, prison d’application des peines pour les « NN », puis à Ingolstadt, prison située entre Munich et Nuremberg, puis retour à la prison de Munich-Stadelheim.

Il est transféré au camp de concentration de Dachau le 9 novembre 1944 en provenance de Munich.



Source du document ci-dessus: Mémorial annuaire des Français de Dachau.
Il y reçoit le matricule N° 123372 avec le statut de  NA : "Nicht Aussenlager" : détenu n’ayant pas le droit d’être affecté à un Kommando extérieur ou ne pouvant pas sortir du camp.  Ce statut est habituellement réservé aux déportés N.N. ("Nacht und Nebel :Nuit et Brouillard").

Il indique comme lieu de résidence: rue Grimaldi à Monaco.

Il y est libéré le 29 avril 1945 par les Américains.

Sources :

- Amicale Mémoire du réseau "Gallia"

- Archives de la famille

- Archives Départementales de l'Allier 1 R 1940.3041,

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 168

- Archives du camp de Dachau sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Dictionnaire Historique de la Résistance sous la direction  de François Marcot Robert Laffont 2006

- Etat civil de Monaco et de Vichy (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial annuaire des Français de Dachau  Amicale des Anciens de Dachau 1987

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