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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
LOYER Léon Jules 

Nous sommes à la recherche d’une photo et de renseignements complémentaires.

est né le 27 février 1917  à Guînes (62). Il est le fils de Ferdinand Narcisse LOYER et d’Alice née LEDOUX.

Incorporé le 1er septembre 1937, il est affecté au 1er Régiment d’Infanterie. Nommé caporal-chef le 26 avril 1939, il se rengage pour 6 mois le 20 juillet 1939 à l’Intendance Militaire d’Avesnes  (59). Il est alors domicilié au N° 88, rue Francia à Calais (62) et exerce le métier d'épicier.

Il est fait prisonnier le 21 mai 1940 à Boussois (59) et est interné au Stalag VIII C à Sagan en Silésie avec le matricule N° 24827 / 63187. Il rentre chez lui le 5 juin 1943 « par ses propres moyens » selon le registre matriculaire. Il est mis en congé d’armistice le 5 juin 1943.

Selon son témoignage recueilli par les Renseignements Généraux de Dunkerque, "En raison  de ma position d'évadé de guerre et des propos anti-allemands que je ne cessais de tenir, on m'a fait comprendre que j'avais intérêt à quitter les lieux. Je suis parti à Paris où je suis resté une dizaine de jours chez un boulanger dont j'ai oublié le nom et l'adresse.
Ayant eu vent qu'un groupement de résistance s'était formé dans le Centre de la France, j'ai regagné Montluçon (Allier). Pendant trois mois environ, j'y ai travaillé comme plongeur à la Croix-Rouge de la Gare."


Il est employé et domicilié comme aide-cuisinier à la cantine de la Croix-Rouge à Montluçon (03) quand il est arrêté par la Gestapo dans la nuit du 10 au 11 août 1943 pour un  motif non connu. Selon une note de la police en date du 15 septembre 1943, "cette personne n'avait aucune fréquentation à Montluçon, aucun renseignement n'a pu être recueilli sur les motifs de son arrestation". Il est ensuite interné à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03).

Le 28 octobre 1943 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 30 dans le convoi N° I.145. Il reçoit le matricule N° 30895 et reste au camp central de Buchenwald après la quarantaine.


Source des documents ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 6522437,  1.1.5.3 / 6522439.



KL BUCHENWALD: Le camp de Buchenwald , situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Weimar, est créé en 1937. Avec le déclenchement de la guerre en 1939 et à mesure des avancées de la Wehrmacht, la population concentrationnaire s'internationalise.

De 1943 à la fin de 1944 voire au tout début de 1945, le camp devient un vivier de main d'œuvre corvéable à merci et renouvelable à volonté pour la production de guerre. Le développement des Kommandos s'amplifie. Des usines sont installées dans l'enceinte du camp.

En tout, Buchenwald comptera 136 Kommandos. Après huit années d'existence au cours desquelles périrent environ 56000 détenus et où 238980 ont pu être recensés, le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945.

Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.




Il est libéré le 7 novembre 1944 de  Buchenwald et est renvoyé au Stalag VIII C à Sagan en Silésie.

Il est rapatrié le 29 avril 1945 par le centre de Marseille.

Il participe à l'occupation de l'Allemagne du 25 août 1945 au 24 septembre 1949, puis à la campagne d'Indochine du 17 octobre 1949 au 13 mars 1952. Blessé par éclat de mines le 14 mars 1952, il est rapatrié, puis retourne en Allemagne du 14 mars 1953 au 6 août de la même année.

Lui sont attribuées 
- la Croix de Guerre 1939-1945 avec Etoile de Bronze
- la Médaille Militaire par décret du 8 juillet 1952
- la Médaille Commémorative de la campagne d’Indochine .

Il est sergent-chef au 1er Bataillon d'Infanterie Secteur Postal 53.448 quand il épouse  Thérèse VERNALDE à Audruicq (62) le 20 octobre 1947. Ils ont quatre enfants. 

Il est rayé des cadres de l’armée active le 15 octobre 1953.

La carte de Déporté Politique N° 1.102.31455 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du  9 septembre 1965.

Il décède le 9 novembre 1992  au Centre Hospitalier de  Dunkerque (59).


Sources :

- Archives Départementales de l’Allier 1289 W 91

- Archives Départementales du Pas-de-Calais 1 R 1937.1366,

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 566 772,

- Etat-civil de Guînes (62), d'Audruicq (62) et de Dunkerque (59)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- Service International de Recherche d'Arolsen 1.1.5.3 / 6522437,  1.1.5.3 / 6522439,

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