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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
BÉCAUD Louis Marcel    

Nous sommes à la recherche d’une photo et de renseignements complémentaires.


est né le 31 mars 1923 au N° 28, rue de Charlieu à Roanne (42). Son père Alphonse est accordeur de piano et sa mère  Mathilde née LAVERGNE est tisseuse.

Célibataire il est domicilié en dernier lieu chez sa grand-mère, Madame Maria LAVERGNE, au N° 15, rue des Fleurs à Vichy (03) où résident également son père Antoine BÉCAUD et sa mère Mathilde née LAVERGNE ainsi que son cousin Christophe LAVERGNE.

Il est arrêté en avril 1944 dans un lieu et pour un motif non précisés et est interné à la prison  du 92ème Régiment d’Infanterie à Clermont-Ferrand (63).

Il est transféré ainsi que son cousin Christophe LAVERGNE le 24 juin 1944 à Compiègne où il reçoit le matricule N° 42579.

Le 2 juillet 1944 il est déporté de Compiègne à Dachau dans le Train de la Mort référencé N° I.240 dans le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau de l'Amicale des Anciens de Dachau, «Lors d'un arrêt prolongé du train en gare de St Brice près de Reims, par temps orageux et quarante degrés à l'ombre, les wagons se sont transformés en véritables étuves…Plus de cinq cents jeunes hommes sont morts de chaleur, de manque d'eau, d'asphyxie. L'atmosphère (…) a été génératrice de délire et de folie collective, entraînant des scènes d'horreur.

La responsabilité en incombe aux S.S.de la garde. Au moment où la situation devenait intenable, malgré les appels de détresse des détenus, les S.S. ont refusé d'ouvrir les portes, d'aérer les wagons et de distribuer de l'eau, ce qui eut sauvé les mourants.

Il ne s'agit, en la circonstance, ni d'une«bavure» ni d'un accident, mais essentiellement d'une action entrant dans le cadre de «l'entreprise générale et délibérée d'élimination des ennemis du Reich, de caractère authentiquement criminel».

Christophe LAVERGNE et Marcel BÉCAUD  n’arrivent pas vivants à Dachau. Ils font partie des 530 victimes recensées dans le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. A l’arrivée le 5 juillet 1944 leurs corps ainsi que ceux des autres victimes  sont partis directement au crématoire.


Il décède le 7 juillet 1944 à Dachau selon l’état civil de Vichy et le JO N° 181 du 7 août 2007. Son décès n’est pas transcrit à l’état civil de Roanne.

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau, il figure sur la liste des victimes et décède donc entre le 2 et le 5 juillet 1944 entre Compiègne et Dachau.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat à la Défense en date du 12 juillet 2007 paru au Journal Officiel N° 181  du 7 août 2007.

Sources :

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 168  Liste des personnes arrêtées à Vichy et déportées

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Roanne (42) et de Vichy (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial annuaire des Français de Dachau  Amicale des Anciens de Dachau 1987

- MemorialGenWeb  site Internet

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