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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

LOUBON Maurice André Marie Joseph

est né le 25 février 1890 à Toulon (83). Son père Jules est lieutenant au 61ème Régiment d'Infanterie de Ligne et sa mère Joséphine née MAULARD est sans profession.

 Source de la photo ci-contre : Service Historique de la Défense GR 8 Ye 13815

 Le 29 février 1908 il s’engage pour 5 ans au 23ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Le 1er octobre il part à l’Ecole Militaire de Saint- Maixent (79)  et en sort avec le grade de sous-lieutenant le 1er octobre 1912, date à laquelle il est affecté au 4ème Régiment d’Infanterie Coloniale. 

Le 11 octobre 1917 il épouse Françoise LE CRÉACH à Marseille (13).


Il est titulaire de 4 citations au cours de la Première Guerre Mondiale dont la dernière  en date du 5 décembre 1917 : «  Officier du plus valeureux courage. Malgré les violents bombardements qui ont détruit une partie du matériel de sa compagnie, enfoncé un abri de mitrailleuses, tué une partie de son personnel, a su conserver à son unité un moral élevé et un entrain admirable ».

Il va passer la majeure partie de sa carrière aux colonies: Madagascar, Tonkin, Maroc, Tunisie.

Promu colonel le 25 septembre 1941, il est démobilisé le 29 novembre 1942 et se retire à Marseille.

Le colonel d'Infanterie Coloniale Maurice LOUBON est rappelé à l’activité le 1er novembre 1943 et est affecté en «Service détaché » au Ministère de la Production Industrielle à Vichy (03) où il est délégué au Service des Essences de l'Etat.

Il est arrêté par les autorités allemandes le 17 avril 1944 à Vichy (03) à son bureau de l'Hôtel Carlton pour son activité au sein du réseau CDM (Camouflage Du Matériel). Il fait partie des F.F.I. (N° 14.222) en tant que membre de ce réseau.

CDM : Cette organisation clandestine de l’Armée d’Armistice est due à l’initiative de quelques officiers de l’Etat-Major de l’Armée (EMA) avec l’accord tacite de ses chefs successifs, les généraux Picquendar et Verneau. 
Le CDM s’installe en Zone Libre à Marseille sous la couverture d’une entreprise de mécanique générale.
L’invasion de la Zone Libre par la Wehrmacht le 11 novembre 1942 bouleverse cette organisation. Pierre Laval ordonne le 3 décembre 1942 de livrer tous les dépôts de matériel aux occupants. Un tiers toutefois échappe à ce sort funeste : les officiers qui les gèrent refusent de les livrer ou les déménagent et peuvent ultérieurement en faire bénéficier des organisations de résistance, surtout l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée).
Source : Jean Delmas dans Dictionnaire Historique de la Résistance.

Le 15 juillet 1944 il est déporté  de Compiègne à Neuengamme (Allemagne) où il arrive le 18 juillet dans le convoi N° I.247. 

KL Neuengamme (1938-1945). Le KL Neuengamme se situe à environ 25 km au sud-est de Hambourg sur la rive droite de l'Elbe dans une région marécageuse et plate.
Au total on estime que 106 000 personnes, dont 13500 femmes, ont été déportées au Kl Neuengamme et dans ses kommandos extérieurs de travail.
Les troupes britanniques qui pénètrent dans le camp de Neuengamme le 5 mai 1945 trouvent un camp vide.
Sur les 106000 déportés au KL Neuengamme et dans ses Kommandos on estime le nombre de morts à 55000 dont plus de 7000 Français.
Sources: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et Mémorial des Français Déportés à Neuengamme.

 Il reçoit le matricule N° 36490 et reste au camp central de Neuengamme.

Il décède le 9 décembre 1944 à Hambourg selon le JO N° 51 du 29 février 2012.

Son décès n'est pas transcrit à l'état-civil de Toulon.

Selon le Service Historique de la Défense Dossier (GR 16 P 377785), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

Au cours de sa carrière lui ont été attribuées  

la Légion d’Honneur  (Chevalier) le 2 mai 1915

Croix de Guerre 2 Palmes 2 Etoiles d’Argent

Médaille Commémorative de la Grande Guerre

Médaille de la Victoire Insigne des blessés

Médaille coloniale agrafe Maroc

Chevalier de l’Etoile d’Anjouan

 la Légion d’Honneur (Officier) le 29 décembre 1932

Médaille d’Or de l’Education Physique

Commandeur du Ouissam Alaouite

Officier du Dragon d’Annam

Croix des services militaires de 3ème classe.

et Médaille de la Résistance à titre posthume.

«  Mort pour la France »

La carte de Déporté Résistant N° 1.013.01439  lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants en date du 2 novembre 1950.

 

"Mort en déportation" suivant l'arrêté de l'Office National des Anciens Combattants en date du 29 novembre 2011 paru au Journal Officiel N°51 du 29 février 2012.

Sources :

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Dictionnaire Historique de la Résistance sous la direction de François Marcot Editions Robert Laffont 2006

- Etat-civil de Toulon (83)

- Mémorial des Français et des Françaises  Déportés à Neuengamme Amicale de Neuengamme

- MemorialGenWeb

- Service Historique de la Défense GR 8 Ye 13815 et 16 P 377785 (transmis par François Romon)

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