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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
JACQUET Raymond

Nous sommes à la recherche d’une photo et de renseignements complémentaires.


est né le 3 mai 1908 au domicile de ses parents N° 42, rue Caulaincourt à Paris (18ème).  Son père  Louis est représentant de commerce et sa mère Jeanne née DROULLÉ est sans profession.

Le 16 novembre 1929 il épouse Paule LE DENMAT à Asnières (92).

Il exerce le métier de tourneur sur métaux et est domicilié 29, avenue de la République à Clermont-Ferrand (63).


Il est arrêté pour complicité de
1) tentative de destruction courant juin 1942 « à l’aide de substance explosive des objets mobiliers ou immobiliers appartenant au Dr Grasset ».
2) « deux tentatives de destruction d’objets mobiliers ou immobiliers à l’aide d’explosifs commises par le dit Duseaux au magasin Bornot et à la Librairie Le Progrès »
3) « la destruction d’objets mobiliers ou immobiliers commise à l’aide d’explosifs par Kientzler à l’Office de Placement Allemand »
4) de diffusion publique d’ « écrits sur des imprimés, placards et affiches qui sans présenter le caractère d’une information étaient néanmoins de nature à favoriser les entreprises d’une puissance étrangère contre la France ou à exercer une influence fâcheuse sur l’esprit de l’Armée ou des populations ».
5) pour avoir détenu « à Clermont-Ferrand, Montluçon ou autres lieux dans le courant de l’année 1942 détenu sans autorisation et sans motifs légitimes, des armes et leurs munitions et des explosifs ».

Il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés par la Section Spéciale du Tribunal de Lyon le 23 septembre 1943 et transféré à la Centrale d’Eysses (43) où son nom figure sur le registre d’écrou sous le N° 517. 

Source du document ci-dessus: Archives Départementales du Lot-et-Garonne Registre d'écrou de la Centrale d'Eysses.

Du 19 au 23 février 1944 il participe à l'insurrection de la Centrale. Celle-ci échoue de peu. Devant la menace d'un bombardement par les troupes allemandes appelées en renfort les insurgés se rendent. 12 prisonniers sont fusillés en représailles..

Considéré comme faisant partie des meneurs, il est transféré le 13 mai 1944 avec 37 autres détenus à la prison de Blois (41) avec cette précision manuscrite en diagonale: "Vient de la M C d'Eysses".


Note: MC = Maison Centrale.

Source du document ci-dessus: Archives Départementales du Loir-et-Cher 1585 W 29.

Le 18 août 1944 il fait partie des 1249 hommes déportés de Compiègne-Rethondes à Buchenwald où il arrive le 21 août dans le convoi N° I.265. Il reçoit le matricule N° 78474 et est transféré le 2 octobre 1944 au Kommando de Gandersheim.

Gandersheim ou Bad-Gandersheim ou Brunshausen: Kommando du KL Buchenwald. Ce Kommando, situé à 80 km au sud-ouest de Brunswick, à peu de distance de Seesen et Münchehofe, ouvre au début du mois d'octobre 1944 et est évacué dans les premiers jours d'avril 1945. Les détenus travaillent dans une usine à la fabrication de carlingues d'avions Heinkel. Ils sont plus de 500 en janvier 1945. Les détenus sont évacués de Gandersheim à pied à Bitterfeld, puis par train à Dachau.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Il rentre de déportation.

 Il décède le 1er octobre 1979 à Sainte-Foy-lès-Lyon (69).

 

Sources :

- Archives Départementales du Lot-et-Garonne Registre d’écrou de la Centrale d’Eysses N° 517

- Archives Départementales du Loir-et-Cher 1585 W 29

- Archives Départementales du Rhône  1035 W 2

- Etat civil de Paris (18ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Tome 3 Association Française Buchenwald Dora et Kommandos 

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