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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
BLOCH Maurice
 
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est né le 1er octobre 1902 au N° 7, rue Pasteur à Paris (11è). Son père Alfred est employé de commerce et sa mère Sara née LEMMEL est sans profession. Ils sont domiciliés au N° 95, rue de Monmartre.

Le 27 avril 1933 il épouse Eva Marie BLUM à Paris (1er).

Il exerce la fonction de secrétaire général de la Société Française d'Etablissements Cinématographiques 18, rue de Passy à Paris (16ème).

Il est mobilisé au 415ème Régiment des Pionniers du 4 septembre 1939 au 3 août 1940.

Dès sa démobilisation il rejoint son épouse et ses beaux-parents réfugiés à Néris-les-Bains (03), ces derniers ayant l'habitude de venir dans cette ville thermale depuis une vingtaine d'années.

Il se fait recenser à Néris-les-Bains en tant que Juif français conformément à la loi antisémite du 2 juin 1941 promulguée par l'Etat Français.


Source du document ci-dessus: Archives Départementales de l'Allier 756 W 1.

Puis il sollicite une autorisation pour  retourner à son domicile à Paris (12ème) au N° 81, boulevard Ledru-Rollin. Celle-ci lui est refusée parce que Juif. En effet les Juifs n'avaient pas le droit de passer d'une zone à l'autre.
 
Il habite à l' Hôtel des Arènes route de Paris à Néris-les-Bains (03) et trouve un emploi comme comptable au Garage Berry-Bourbonnais 2, place Denis Papin à Montluçon où il travaille depuis le 14 avril 1942.
 
Le 29 août 1942 il fait l'objet d'un premier arrêté d'éloignement. Il écrit au préfet de l'Allier pour solliciter l'autorisation de continuer à résider à Néris-les-Bains. Sa requête est rejetée et reçoit le 15 octobre un deuxième arrêté d'éloignement dans lequel notification lui est donnée de devoir partir sous huit jours.

Il adresse le jour même une deuxième requête qui lui permet d'obtenir un sursis jusqu'au 1er décembre 1942, puis sur avis du commissaire central le 12 mars 1943 il est "autorisé à demeurer à Néris" (...) "l'intéressé exerçant une profession salariée".
 
Il est arrêté le  5 juillet 1944 à Néris-les-Bains vraisemblablement par 5 membres du PPF (Parti Populaire Français) affiliés au Groupe d'Action pour la Justice Sociale. Selon une lettre du Préfet de l'Allier au Directeur Interdépartemental des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 29 juin 1955, "M.BLOCH, qui était israélite, avait modifié sa carte. En effet, il avait apposé un "E" devant son nom et "ON" à la suite, ce qui donnait "EBLOCHON", mais ayant omis de falsifié le numéro d'enregistrement de sa carte, il fut facile, par la suite, aux P.P.F. de retrouver le vrai nom de M.EBLOCHON".

Il est ensuite transféré à Moulins (03) pour être  interné à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande.
 
Le 25 août 1944 les nazis vident la prison de Moulins de ses 66 derniers détenus et les transfèrent à Belfort dans un convoi ferroviaire de militaires allemands qui se replient vers l'Allemagne.
 
A Belfort ils sont internés à la caserne Friedrich dans l'attente de leur déportation.
 
Le 5 septembre 1944 il est déporté de Belfort à Buchenwald où il arrive le 10 dans le convoi N° I.285.

Note concernant le document ci-dessous: Selon les théories raciales/racistes nazies est considérée comme Mischling au 1er degré la personne issue de 2 grands-parents juifs.

 
Source du document ci-dessus: Extrait de la liste du convoi N°I.285 transmise par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.



Il reçoit le matricule N° 85214 et, après la quarantaine passée au Block 63, il est transféré au Grand Camp Block 14 avant d'être affecté  le 25 septembre au Kommando B II, c'est-à-dire  Langenstein.
 
Source du document ci-dessus: Extrait du Registre Matriculaire des 85000 transmis par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.



"Langenstein ou ""Malachit"" ou ""Zweiberge"" : Kommando de Buchenwald. Ouvert en avril 1944 ce Kommando est installé près du village de Langenstein, à quelques kilomètres d'Halberstadt. Le chantier de Langenstein est le chantier B2 du Sonderstab Kammler. Les détenus creusent près de 10 km de galeries dans les collines du Thekenberg devant servir à enterrer les productions des usines Junkers. Au total, près de 7000 détenus y travaillent. 3000 détenus sont évacués le 9 avril 1945 et 1600 sont libérés le 13 avril 1945 par les Américains.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 
Selon les archives du Kommando de Langenstein sur Ancestry.com et JewishGen.org, il est affecté au Block R et est employé comme "dentizt".

Il décède le 17 février 1945


- à Buchenwald selon l'état civil de Paris (11ème) et le JO N° 218 du 20 septembre 1987

- à Langenstein selon le Mémorial de Langenstein
où la date de son décès figure sur la Liste alphabétique des Français à Langenstein-Zwieberge 7ème colonne: "45.02.17", donc le 17 février 1945.

Source du document ci-dessus: Mémorial de Langenstein transmis par l"Amicale de Langenstein.

La carte de Déporté Politique N° 1.175.07192 lui est attribuée à titre posthume le 14 septembre 1955.

Source du document ci-dessus: Archives de Paris 3595 W 107.

"Mort pour la France"

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 31 juillet 1987 paru au Journal Officiel N° 218 du 20 septembre 1987.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 756 W 1, 1580 W 7, 996 W 208.03, 996 W 270.02, 996 W 194.01, 996 W 254.01,

- Archives del'Amicale de Langenstein
 
- Archives du Kommando de Langenstein sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives de Paris 3595 W 107

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21  P 426 866

- Etat civil de Paris (11ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Mémorial de Langenstein Amicale de Langenstein

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