Err

Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

NÉANT François

Nous sommes à la recherche d'une photo.

est né le 12 mai 1887 au domicile de ses parents au Pont de Bois commune d'Yzeure (03). Son père Pierre est journalier et sa mère Julie née DURET est couturière.

Il fait le service militaire en 1908 dans le 17ème Régiment de Chasseurs à cheval.

Il est domestique domicilié aux Miettes commune d'Yzeure quand il épouse Louise MENESSIER le 10 janvier 1911 en cette même commune.

Il est mobilisé en août 1914 au 13ème Escadron du Train à Moulins. Il passe en juillet 1916 au 36ème Régiment d'Artillerie au Quartier Villars à Moulins, puis au 20ème RAC à Poitiers, puis au 203ème RAC en septembre 1917, puis en février 1918 pour l'Armée d'Orient, puis au 141ème Régiment d'Artillerie Lourde Coloniale en mars 1919. Enfin il se retire à Yzeure rue Paul Corne.

Au cours de la Deuxième Guerre Mondiale selon quatre témoignages il est veilleur de nuit à l'usine BARDET à Moulins (03) où sont fabriquées des machines-outils.

Il est veuf domicilié rue des Grosliers à La Madeleine, un faubourg de Moulins, quand il est arrêté le 27 novembre 1943 pour braconnage et détention d'armes et interné à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins.

Le 27 janvier 1944 il est déporté de Paris gare de l'Est au camp de concentration de Natzweiler-Struthof où il arrive le 28 dans le convoi N° I.174. Il s'agit d'un petit convoi de 30 hommes classés N.N. (Nacht und Nebel ).

Procédure «Nuit et Brouillard»
Le décret Keitel de décembre 1941 donne les directives pour réprimer «les actes délictueux commis contre le Reich ou la puissance occupante dans les territoires occupés».
Les motifs d'arrestation sont, entre autres, l'attentat à la vie, l'espionnage, la détention illégale d'armes. Les personnes doivent être transférées dans le plus grand secret en Allemagne et être jugées par un tribunal dont le verdict est presque toujours la mort. La procédure est entourée du secret absolu, ces personnes devant disparaître dans «la nuit et le brouillard». Ce décret subira par la suite plusieurs aménagements.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il reçoit le matricule N° 7159.



Le 31 Janvier il subit un examen médical. Voir le document ci-dessous à gauche.

Source du document de gauche ci-dessus: Service International de recherche d'Arolsen 1.129.2/3209074. Source du document de droite: Archives du Centre Européen du Résistant Déporté au Struthof.

Le 19 avril 1944 il est transféré à la prison de Wohlau près de la ville de Breslau dans l'attente du jugement. Ensuite sa situation n'est pas connue.

Son décès n'est pas transcrit à l'état civil d'Yzeure et ne figure pas au Journal Officiel, ce qui est regrettable, car cela représente une victoire posthume des nazis qui voulaient que les déportés N.N. disparaissent sans laisser de trace.

Ne pourrait-on pas appliquer la loi du 15 mai 1985 dite loi Badinter?

Journal Officiel de la République Française du 18 mai 1985 page 5543

Loi n° 85/528 du 15 mai 1985

sur les actes et jugements déclaratifs de décès des personnes mortes en déportation

Article 3 - Lorsqu'il est établi qu'une personne a fait partie d'un convoi de déportation sans qu'aucune nouvelle n’ait été reçue d'elle postérieurement à la date du départ de ce convoi, son décès est présumé survenu le cinquième jour suivant cette date, au lieu de destination du convoi.


Sources:

-Archives Départementales de l'Allier 1 R 1907.829.2159

- Archives du camp du Struthof-Natzweiler sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives du Centre Européen du Résistant Déporté au Struthof

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil d'Yzeure (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Service International de Recherches d'Arolsen 1.1.29.1 / 3131264, 1.1.29.2/3209074,

- Témoignages locaux

© AFMD de l’Allier

 


Le 19 avril 1944 il est transféré à la prison de Wohlau près de la ville de Breslau dans l'attente du jugement. Ensuite sa situation n'est pas connue.

Son décès n'est pas transcrit à l'état civil d'Yzeure et ne figure pas au Journal Officiel, ce qui est regrettable, car cela représente une victoire posthume des nazis qui voulaient que les déportés N.N. disparaissent sans laisser de trace.

Ne pourrait-on pas appliquer la loi du 15 mai 1985 dite loi Badinter?

Journal Officiel de la République Française du 18 mai 1985 page 5543

Loi n° 85/528 du 15 mai 1985

sur les actes et jugements déclaratifs de décès des personnes mortes en déportation

Article 3 - Lorsqu'il est établi qu'une personne a fait partie d'un convoi de déportation sans qu'aucune nouvelle n’ait été reçue d'elle postérieurement à la date du départ de ce convoi, son décès est présumé survenu le cinquième jour suivant cette date, au lieu de destination du convoi.

Sources:

-Archives Départementales de l'Allier 1 R 1907.829.2159

- Archives du camp du Struthof-Natzweiler sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives du Centre Européen du Résistant Déporté au Struthof

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil d'Yzeure (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Service International de Recherches d'Arolsen 1.1.29.1 / 3131264, 1.129.2/3209074,

- Témoignages locaux

© AFMD de l’Allier