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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
TRINCAL Gaston
 
 

est né le 9 février 1922 au domicile de ses parents au hameau de Légal à Saint-Julien-des-Chazes (43). Son père Joseph et sa mère Léonie née ANDRIEUX sont cultivateurs.

Photo: Gaston TRINCAL au Maquis des Robins. Source:
Moncorgé Raymond Montagne Bourbonnaise 1939-1945 Imprimerie Nouvelle 2004. 

 
Né en 1922 il fait partie des hommes susceptibles de partir au STO (Service du Travail Obligatoire).
 
Par la loi du 16 février 1943 du gouvernement de l'Etat Français est créé le Service du Travail Obligatoire qui impose aux hommes nés en 1920-21-22 d'aller travailler pendant deux ans en Allemagne.

Réfractaire audit STO il rejoint le Maquis des Robins.
 
 
Source de la photo ci-dessus: Moncorgé Raymond Montagne Bourbonnaise 1939-1945 Imprimerie Nouvelle 2004.

Le 4 février 1944 il est l'un des 23 maquisards arrêtés  au lieudit La Pourrière à Châtel-Montagne par les GMR (Groupes Mobiles de Réserve) sur trahison du milicien infiltré Georges GOUVERNEUR.

Interné à la prison de Cusset (03), puis de Riom (63), il est transféré à Compiègne le 28 juin 1944.

Le 2 juillet 1944 il est déporté de Compiègne à Dachau où il arrive le 5 dans le convoi N° I.240 dit Le Train de la Mort.

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau, oeuvre de l'Amicale des Anciens de Dachau, «Lors d'un arrêt prolongé du train en gare de St Brice près de Reims, par temps orageux et quarante degrés à l'ombre, les wagons se sont transformés en véritables étuves…Plus de cinq cents jeunes hommes sont morts de chaleur, de manque d'eau, d'asphyxie. L'atmosphère (…) a été génératrice de délire et de folie collective, entraînant des scènes d'horreur.

La responsabilité en incombe aux S.S.de la garde. Au moment où la situation devenait intenable, malgré les appels de détresse des détenus, les S.S. ont refusé d'ouvrir les portes, d'aérer les wagons et de distribuer de l'eau, ce qui eut sauvé les mourants.

Il ne s'agit, en la circonstance, ni d'une«bavure» ni d'un accident, mais essentiellement d'une action entrant dans le cadre de «l'entreprise générale et délibérée d'élimination des ennemis du Reich, de caractère authentiquement criminel».
 
En effet 519 déportés sont décédés au cours du transport et leurs corps sont envoyés directement au crématoire.
 
Source des documents ci-dessus: Allach Kommando de Dachau Amicale des Anciens de Dachau Jouve mai 1985.

Quant à Gaston TRINCAL il arrive vivant à Dachau et reçoit le matricule N° 77924. Après la quarantaine le 22 juillet 1944 il est transféré au Kommando de Neckarelz dépendant du camp de Natzweiler-Struthof. Il y reçoit un nouveau matricule, le N° 22161.

 
 
Neckarelz: Kommando du KL Natzweiler. Dans ce Kommando situé près de Mannheim presque tous les détenus - près de 3000 fin août- travaillent sur les chantiers des mines d'Obrigheim.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 
Il est libéré à Dachau et est rapatrié le 1er juin 1945.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 578235), il est homologué en tant que Résistant  au titre  des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) et  des D.I.R.  (Déportés et Internés Résistants).

La carte de Déporté Résistant lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du  4 janvier 1955.
 
 
DIAC Clermont-Ferrand

Source du document ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Il décède le 16 décembre 1980 à Clermont-Ferrand (63).
 
 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1,

- Archives des camps de Dachau et Natzweiler sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Champeau Paul Histoire d'un traître dans le journal Le Patriote du 21 février 1947

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Saint-Julien-des-Chazes (43)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987

- Moncorgé Raymond Montagne Bourbonnaise 1939-1945 Imprimerie Nouvelle 2004

- Sérézat André  Et les Bourbonnais se levèrent Editions  CRÉER  1986

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 578235)
 
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