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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
MAURY Marcel Jean Edouard



est né le 9 novembre 1904 à Rouen (76). Il est le fils de Jean et de Marie née BUNEL.

Il est domicilié Villa des Treilles Boulevard de Genève à Béziers (34) et est employé à l'usine à gaz.

Selon une note en date du 20 novembre 1942 émanant des services de la Police Judiciaire de la Sûreté, Marcel MAURY est recherché pour s'être évadé lors du transfert du camp de Saint-Sulpice-la-Pointe à Fort-Barraux (Isère). Mais ce renseignement n'a pu être vérifié.

Source de la photo ci-contre: Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains.

 

En 1944  il réside rue Chomel à Vichy (03) . Résistant célibataire il est le chef de secteur du réseau «Coty-Reims» et a une quinzaine d'agents de renseignements sous ses ordres.

Réseau Coty-Reims: sous-réseau de Gallia spécialisé dans le renseignement en particulier militaire.

Il est  arrêté, peut-être sur dénonciation-  par la Gestapo le 25 mai 1944 à l'Hôtel-Restaurant Henri IV où il prend ses repas à Vichy.

Sont également arrêtés d'autres membres du réseau, Guy SOUBRY et son épouse Suzanne.

Il est transféré au siège de la Gestapo Boulevard des Etats-Unis, puis à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03).

Le 25 août 1944 il fait partie des 66 derniers prisonniers  transférés à Belfort (90) où ils sont internés à la Caserne Friedrich dans l'attente de leur déportation.

Le 5 septembre 1944 il est déporté de Belfort à Buchenwald où il arrive le 10 dans le convoi N° I.285.


 
Source du document ci-dessus: Extrait de la liste du convoi N°I.285 transmise par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Il reçoit le matricule N°85226 et, après une courte quarantaine au Block 63, il passe au Grand Camp au Block 10 avant d'être transféré le 26 septembre au Kommando B II, c'est-à-dire  Langenstein .

Source du document ci-dessus: Extrait du Registre Matriculaire des 85000 transmis par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.


Langenstein ou ""Malachit"" ou ""Zweiberge"": Kommando du KL Buchenwald.
Ouvert en avril 1944 ce Kommando est installé près du village de Langenstein, à quelques kilomètres d'Halberstadt. Le chantier de Langenstein est le chantier B2 du Sonderstab Kammler. Les détenus creusent près de 10 km de galeries dans les collines du Thekenberg devant servir à enterrer les productions des usines Junkers. Au total, près de 7000 détenus y travaillent. 3000 détenus sont évacués le 9 avril 1945 et 1600 sont libérés le 13 avril 1945 par les Américains.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 
Il est affecté au Block R et travaille comme  "plombierer".  Il est libéré à Halberstadt. Selon une lettre envoyée à la famille par Marcel PAUL, déporté le 27 avril 1944 à Auschwitz matricule N° 186187 et transféré à Buchenwald, Marcel MAURY est "vivant, fatigué, intransportable, mais toutefois son état, paraît-il, n'était pas alarmant". Il décède le 6 mai 1945 à Halberstadt selon la "Liste, par ordre de décès, des Français morts à Langenstein-Zwiegerge" .

 
 
Source du document ci-dessus: "Liste, par ordre de décès, des Français morts à Langenstein-Zwiegerge" transmise par l'Amicale de Langenstein.

Dans le document ci-dessus, la date figure dans la 7ème colonne "45.05.06", c'est-à-dire le 6 mai 1945, dans la 8ème colonne son âge "41" ans, dans la 9ème colonne après "223" jours passés à Langenstein et enfin dans la 10 ème colonne le lieu du décès "Halberstadt".

Selon le document suivant, il  décède de pneumonie à l'Hôpital américain  le 6 mai 1945 et est inhumé au cimetière d'Halberstadt Tombe N° 78.
Source du document ci-dessus: Service International de Recherche d'Arolsen 2.3.3.4 / 78343814.
 Il est transféré à Berlin-Frohnau le 18 août 1947 et sera réinhumé au Cimetière National de Montauville le 3 octobre 1950.
 
Il décède le 6 mai 1945 à Halberstadt selon l'état civil de Béziers (34) et de Rouen (76) et le JO N°57 du 8 mars 1995.

Lui est attribuée à titre posthume la Croix de Guerre avec Etoile d'Argent.

Il est nommé Capitaine à titre posthume  par le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées suivant l'arrêté en date du 26 avril 1948 sur proposition de la Commission Nationale d'Homologation.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 406177), il est homologué en tant que Résistant au titre  des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant N° 1.012.12380 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre   en date du  16 septembre 1952.

"Mort pour la France"
 
 

Hommage posthume

Dans ses délibérations du 24 octobre 1959 le Conseil Municipal de Béziers décide d'attribuer un nom de rue à Monsieur Marcel MAURY.

Photo: Martine Vidal. Remerciements.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Ministère des Anciens Combattants en date du 26 janvier 1995  paru au Journal Officiel N°57 du 8 mars 1995.

 
Sources:

- Amicale de Langenstein

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 1580 W 9,

- Archives Municipales de Béziers (34)

- Archives du camp de Langenstein sur Ancestry.com et JewishGen.org

-
Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains à Caen

- Etat civil de Rouen (76) et de Béziers (34)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial du Camp de Langenstein Amicale de Langenstein

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos   Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherche d'Arolsen 2.3.3.4 / 78343814

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 406177)

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