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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BARBERIS Antoine Louis Albert

Nous sommes à la recherche d'une photo et de renseignements complémentaires.

Est né le 23 septembre 1879 au domicile de ses parents rue Grenier à Moulins (03). Son père Victor est peintre en bâtiment et sa mère Georgette née FOREST est sans profession.

Incorporé le 14 novembre 1901, il est affecté au 115ème Régiment d'Infanterie. Il est rayé des contrôles le 20 septembre 1902.

Rappelé le 5 août 1914, il est affecté au 31ème Régiment d'Infanterie, puis il passe au 1er Régiment du Génie (Equipe de Camouflage).Il est cité plusieurs fois à l'Ordre Général. La Médaille Militaire lui est attribuée avec cet extrait de l'Ordre N° 5619 du 11 septembre 1917: "Sous-officier d'une grande bravoure ayant au plus haut point le mépris du danger. Après avoir procédé presque toutes les nuits en des points dangereux à l'aménagement du terrain d'attaque. A suivi le 20 août 1917 les vagues d'assaut dirigeant l'installation en pleine bataille et jusqu'en première ligne d'une vingtaine d'observatoires."  Il est nommé adjudant le 1er novembre 1918 et est démobilisé le 22 février 1919 par le 1er Régiment du Génie.

Le 1er mars 1921 il épouse Jeanne LOMBARD à Paris (16ème) et ont 2 enfants.

Selon une note de renseignements de la police, domicilié au N° 59, rue Francion à Paris (15ème), il se réfugie à Vichy le 19 juin 1940. Séparé de son épouse depuis plusieurs années, il vit maritalement avec Delphine SCHLAYER née LECERF.

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, architecte de formation et artiste décorateur, il fabrique de faux papiers sans doute pour le réseau "Alliance" auquel appartient son amie Delphine SCHLAYER. Selon une note de renseignements de la police, les faux papiers étaient " remis à des travailleurs civils en Allemagne, bénéficiaires d'une permission. Ces faux étaient destinés aux prisonniers de guerre  pour faciliter leur évasion et certains ont pu revenir à Vichy".

Dénoncé par Marcel BAUDON, ex-percepteur et  collaborateur notoire de la Gestapo, il est arrêté le 13 août 1943 à Vichy ainsi que son amie.

Note: Marcel BAUDON sera condamné à mort par contumace, à la confiscation de ses biens et à la dégradation nationale par la Cour de Justice de l'Allier le 18 juillet 1945 pour atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat.

Antoine BARBERIS est ensuite interné à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03), d'où il est transféré au Frontstalag 122, c'est-à-dire Compiègne.

Le 10 novembre 1943 Madame BARBERIS contacte  Fernand de BRINON pour qu'il intervienne auprès des autorités allemandes.

Document de droite  ci-contre: Fichier de Brinon. Son nom figure sur le fichier du collaborateur Fernand de Brinon. Source: Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 421 082.

Note: Fernand de Brinon né le 26 août 1885 à Libourne, collaborateur réfugié à Sigmaringen (Allemagne) en août 1944, sera jugé et  exécuté  le 15 avril 1947 au Fort de Montrouge.

Le 17 janvier 1944 Antoine BARBERIS fait partie des 1943 hommes déportés de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 19 dans le convoi N° I.171. Il y reçoit le matricule N° 40294.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 1.1.5.1 / 5292336.   

Après la quarantaine, il reste à Buchenwald sans doute en raison de son âge: 64 ans.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen  1.1.5.1 / 5292337.

KL BUCHENWALD: Le camp de Buchenwald , situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Weimar, est créé en 1937. Avec le déclenchement de la guerre en 1939 et à mesure des avancées de la Wehrmacht, la population concentrationnaire s'internationalise.

De 1943 à la fin de 1944 voire au tout début de 1945, le camp devient un vivier de main d'œuvre corvéable à merci et renouvelable à volonté pour la production de guerre. Le développement des Kommandos s'amplifie. Des usines sont installées dans l'enceinte du camp.

En tout, Buchenwald comptera 136 Kommandos. Après huit années d'existence au cours desquelles périrent environ 56000 détenus et où 238980 ont pu être recensés, le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède au Block 56 à Buchenwald de bronchopneumonie selon  le Totenbuch (Livre des Morts) de Buchenwald . Mais les causes réelles des décès indiquées par les nazis sont loin d'être fiables.

Source des 2 documents ci-dessus:  Service International de Recherches d'Arolsen 1.1.5.1 / 5292336,  1.1.5.1 / 5292337.

 

Il décède à Buchenwald le 20 avril 1944 selon l'état civil de Moulins et le JO N° 140 du 30 juin 1987.

La carte de Déporté Politique N° 1.101.06187 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 19 juin 1953.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 4 mai 1987 paru au Journal Officiel N°140 du 30 juin 1987.


 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1,1580 W 7, Fonds Rougeron 26 J 238,

- Archives de Paris  1 R 1899.1996

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 421 082

- Etat civil de Moulins (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editons Tirésias
 
- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherches d'Arolsen 1.1.5.1 / 5292336,  1.1.5.1 / 5292337, 

 
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