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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
LEMAIRE Charles Armand
 
 
DIAC Clermont-Ferrand

est né le 28 février 1924 au domicile de ses parents au 5, rue Croix-Saint-Martin à Pithiviers (45). Son père Léon est journalier  et sa mère Germaine née QUEUDOT est sans profession.

Source de la photo: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Il rejoint le Maquis de la Pourrière à Châtel-Montagne le 20 janvier 1944. Il fait partie des 23 hommes arrêtés le 4 février 1944 par les GMR (Groupes Mobiles de Réserve) sur trahison du milicien infiltré Georges GOUVERNEUR.


Interné à la prison de Cusset (03), puis de Riom (63), il est ensuite transféré en car à Compiègne le 28 juin 1944.

Le 2 juillet 1944 il est déporté de Compiègne à Dachau où il arrive le 5 dans le convoi N° I.240 dit Le Train de la Mort.
 
 
 

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau édité par l'Amicale Nationale des Anciens de Dachau en 1987 «Lors d'un arrêt prolongé du train en gare de St Brice près de Reims, par temps orageux et quarante degrés à l'ombre, les wagons se sont transformés en véritables étuves…Plus de cinq cents jeunes hommes sont morts de chaleur, de manque d'eau, d'asphyxie. L'atmosphère (…) a été génératrice de délire et de folie collective, entraînant des scènes d'horreur.

La responsabilité en incombe aux S.S.de la garde. Au moment où la situation devenait intenable, malgré les appels de détresse des détenus, les S.S. ont refusé d'ouvrir les portes, d'aérer les wagons et de distribuer de l'eau, ce qui eut sauvé les mourants.

Il ne s'agit, en la circonstance, ni d'une«bavure» ni d'un accident, mais essentiellement d'une action entrant dans le cadre de «l'entreprise générale et délibérée d'élimination des ennemis du Reich, de caractère authentiquement criminel».
 
 
Les corps des 519 victimes recensées sont transférés directement au crématoire.

Source des documents ci-dessus: Allach Kommando de Dachau Amicale des Anciens de Dachau Jouve mai 1985.

 
Quant à Charles LEMAIRE, il arrive vivant à Dachau et reçoit le matricule N° 77876. Après la quarantaine il est affecté le 22 juillet au Kommando de Neckarelz.
 
Neckarelz: Kommando du KL Natzweiler situé près de Mannheim. Presque tous les détenus travaillent sur les chantiers des mines d'Obrigheim.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 

Il y reçoit un nouveau matricule, le N° 22027.

Il retourne à Dachau le 2 avril 1945 et y est libéré le 29 avril par l'armée américaine.

Il rentre le 13 septembre 1945 après avoir été hospitalisé en Zone d'Occupation Française.
 
 
Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 359556), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant lui est attribuée le 2 septembre 1953.

DIAC Clermont-Ferrand

Source du document ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

 
Le 3 décembre 1949 il épouse Jeanne née PERISSEL à Neuilly-sur-Seine (92).

Il décède le 15 octobre 1997 à Strasbourg (67).
 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1,

- Archives des camps de Dachau et Natzweiler sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Pithiviers (45)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004
 
- Mémorial annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987
 
- Office Départemental des Anciens Combattants de l'Allier

-
 Sérézat André  Et les Bourbonnais se levèrent Editions  CRÉER  1986

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 359556)
 
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