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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
BOUVET Pierre Maurice
 
 
ODAC de l'Allier

est né le 5 février 1925 au  18, rue de Moulins à Montluçon (03). Son père Gaston est employé au chemin de fer et sa mère Maria née RAYNAUD est femme au foyer. Ils sont domiciliés à Bézenet (03).

Domicilié 9, rue Saint-Just à Montluçon il est ajusteur à la SAGEM.

En tant que résistant FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français), il effectue des sabotages divers (lignes téléphoniques, voies ferrées) et transporte des armes.

Source de la photo: Office Départemental des Anciens Combattants de l'Allier.

 

Suite à un sabotage quatre détecteurs de son  fabriqués par la SAGEM et destinés à l'armée allemande sont détruits dans l'atelier de l'usine le 29 février 1944. La Gestapo mène une enquête et le 9 mars elle se présente à l'usine et demande au chef du personnel de lui fournir la liste des employés qui ont travaillé le 29 février.

Le 10 mars 1944, 13 employés de la SAGEM sont arrêtés par la Gestapo et transférés à la Caserne Richemond pour un premier interrogatoire. Le jour-même, ils sont convoyés en car à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins. Ils y subissent d'autres interrogatoires, mais plus musclés. 

Trois employés sont relâchés:
Albert COUSTEIX Albert domicilié 41, rue de la Septrée à Montluçon (03)
Robert GAGNARDEAU ajusteur domicilié à Sault à Prémilhat (03)
Bertrand PEYRAUD tourneur domicilié 46, rue des Marais à Montluçon (03).

Les dix autres dont Pierre BOUVET sont transférés à Compiègne.

Les 9 camarades de déportation de Pierre BOUVET:
 
AURAT André Robert décédé

BERGERAT Roger rentré

BONILLE Edmond
 rentré

BOURGEON Robert décédé

BROUSSE René François décédé

CHAUBRON Camille rentré

DUMET André Louis rentré

HUSS Ernest rentré

LABEAUNE Paul Jean Gabriel décédé

Le 12 mai 1944 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 14 mai dans le convoi N° I.211. Il reçoit le matricule N° 51087. Après la quarantaine, sans doute à cause de ou grâce à sa spécialité d'ajusteur, il est transféré au Kommando de Mühlhausen .
 
 
Mühlhausen ou «Martha»: Kommando du KL Buchenwald. Situé à 80 km au nord-ouest de Buchenwald, ce Kommando ouvre en avril 1944. Les détenus travaillent dans l'usine Junkers à la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes. Ils sont près de 600 en janvier 1945. 569 détenus sont évacués sur Buchenwald.
Source: livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 
Il est libéré

- le 11 avril 1945 à Buchenwald selon le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de Déportation

- le 23 avril 1945 à Pösing en Bavière par les troupes américaines dans sa demande de carte de Combattant Volontaire de la Résistance et est rapatrié le 11 mai 1945.

Il adhère à l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 85312), il est homologué en tant que Résistant au titre de D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant N°1.011.27862 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 22 octobre 1955.

Source du document de gauche ci-dessus: Archives de l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier.
Source du document de droite ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

 

Le 30 juin 1948  il épouse Raymonde PAILLERET  à Montluçon.

Il décède le 24 août 1975 à Montluçon.

 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 996 W 654 W 6,

- Archives de l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants du Puy-de-Dôme

- Etat civil de Montluçon (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Office Départemental des Anciens Combattants de l'Allier

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 85312)

- Témoignage d'Edmond BONILLE, déporté à Buchenwald N° 51 039

- Témoignage écrit de John WILLIAM, déporté à Neuengamme N°31103 dans «Si toi aussi, tu m'abandonnes » Editions du Cerf 1990
 
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