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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BURAK Gerzon

Nous sommes à la recherche d'une photo.

Est né le 20 mai 1905 à Wohyǹ (Pologne).

Tailleur il est marié et a 3 enfants. La famille est domiciliée 18, rue Trois Bornes à Paris (11ème).
 
 

Il est arrêté une première fois le 14 mai 1941 dans la «Rafle dite du Billet Vert». Le 13 mai 1941 il fait partie des 6700 Juifs étrangers qui reçoivent à leur domicile en provenance de la Préfecture de Police de Paris un «billet vert» qui leur indique qu'ils sont convoqués le lendemain dans un des centres parisiens pour «un examen de situation». Ils doivent être accompagnés d'un parent ou d'un ami.

En fait, il s'agit d'un piège sournois. Les 3747 hommes qui se présentent sont arrêtés alors que les personnes qui les ont accompagnés sont priées d'aller chercher une valise contenant des vêtements et autres effets.

Pour justifier ces arrestations la Préfecture de Police de Paris se base sur la loi du 4 octobre 1940 sur les ressortissants étrangers de race juive: «Ils pourront être internés dans des camps spéciaux par décision du préfet du département de leur résidence».

Gerzon BURAK est transféré le jour-même au camp de Beaune-la-Rolande (45) où il fait la connaissance de Lejzor CHEJFEC. Ils s'évadent tous les deux du camp de Beaune-la-Rolande le 5 août 1941.
 
 

Ils tentent le 15 juillet 1942 de franchir la Ligne de Démarcation, mais ils se font arrêter par la faute d'un passeur malhonnête selon Izrael, le fils de Lejzor CHEJFEC. Dans une lettre à l'AFMD de l'Allier il écrit: «Mon père avec un de ses amis ont essayé de passer la ligne de démarcation. Mon père et son ami s'étaient déjà évadés de Beaune-la- Rolande.

Ils avaient payé un "passeur". Celui-ci les a abandonnés dans les bois et ils se sont fait prendre par une patrouille de gendarmes. C'est ce que mon père nous a écrit depuis la maison d'arrêt de Moulins.»

Ils sont internés à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03), et transférés  le 15 août 1942 au camp de Pithiviers (45) sur ordre de la police allemande et sous escorte de gendarmes français réquisitionnés par le préfet de l'Allier.
 
 
Source du document ci-dessus: Archives Départementales du Loiret 20 M 787.

Le 26 août 1942 il est déporté de Drancy à Auschwitz par le convoi N°24.

Source du document ci-dessus: © Mémorial de la Shoah C24_20.
Dans Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld écrit à propos du convoi N° 24: " Le 26 août 1942 à 8 h. 55 , le transport D 901/19 a quitté la gare du Bourget/Drancy en direction d'Auschwitz avec 1000 Juifs. (...) On compte dans ce convoi environ 400 enfants de moins de 12 ans.(...) A leur arrivée à Auschwitz le 28 août, furent sélectionnés pour le travail 27 hommes. Ils reçurent les matricules 62093 à 62119. 36 femmes furent aussi laissées en vie avec les matricules 18609 à 18644.  (...) ce convoi du 26 août 1942 est le premier d'une série qui va s'étaler jusqu'à la fin de l'année 1942 et qui verra une double sélection: la 1ère a lieu en général à Kosel non loin d'Auschwitz où les Allemands font descendre la majorité des hommes valides."

Il décède au cours de la Shoah selon Yad Vashem.

 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 996 W (778 W 15.4), 996 W 159.01, Archives Départementales de l'Allier  Mesures antisémites Déportation Liste des Juifs arrêtés par les autorités allemandes à la Ligne de Démarcation,

- Archives Départementales du Loiret 20 M 787, 20 M 746, 175 W 34120,

- Centre de Documentation Juive Contemporaine C24_20

Klarsfeld Serge  Mémorial de la Déportation des Juifs de France  2008

- yadvashem.org

 
©  AFMD de l'Allier