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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

BARNICHON Jean François Augustin

Nous sommes à la recherche d'une photo.

Est né le 10 octobre 1912 au domicile de ses parents Place de la Mairie à St-Germain-des-Fossés (03). Son père Jean est employé au Chemin de Fer et sa mère Anna née NEUVILLE est couturière.

Incorporé le 26 octobre 1933 il est affecté au 35ème Régiment d'Infanterie. Il est démobilisé le 15 octobre 1934.

Il est rappelé le 6 mai 1940 et affecté au Dépôt d'Infanterie N° 133.

Il exerce la profession d'ajusteur mécanicien avant d'entrer à la SNCF comme chauffeur de route. Il est syndiqué à l'Union Locale CGT-Moulins avant 1939.

En 1940 il est employé à la gare de Paray-le-Monial (71).

Selon le Rapport de l'Inspecteur de Police Nationale au Commissaire de Police chargé des Renseignements Généraux pour la partie occupée du département de l'Allier à Moulins en date du 16 mars 1943, "BARNICHON Jean , âgé de 30 ans, chauffeur, résidant chez Monsieur MITEAU 29 rue Berlioz à Yzeure," fait partie des 6 "agents de la S.N.C.F qui devant aller travailler en Allemagne ont abandonné leur emploi.
Tous ces agents ont quitté leur pension ou domicile sans laisser d'adresse et leur refuge actuel est ignoré.
Le Chef du dépôt des machines de Moulins n'a pu également fournir aucun renseignement susceptible de faire découvrir le refuge de ces personnes qui étaient sous ses ordres".


Il appartient aux F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) à compter du 5 janvier 1944.

Résistant il est arrêté par la police allemande en compagnie de Marcel LAFOND le 4 avril 1944 chez un troisième homme, Maurice ROBIN, domicilié 32, rue Barathon à Montluçon (03) chez qui ils avaient déjà passé deux nuits. 

Selon une note de police Jean BARNICHON et Marcel LAFOND «auraient eu pour mission d'effectuer divers sabotages sur voies ferrées; ils venaient de Moulins d'où un de leurs amis communs les avaient envoyés chez ROBIN.  La police allemande a emporté ce matin de l'atelier de ROBIN (Place du Vieux Château) une valise dont on ne connaît pas le contenu». 

Ils sont internés tous les trois  à la Caserne Richemond à Montluçon avant d'être transférés le 8 avril à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03).

Le 25 août 1944  Jean BARNICHON fait partie des 66 derniers prisonniers qui sont transférés de Moulins à Belfort (90) dans un convoi de militaires allemands se repliant vers l'Allemagne. 

Ils sont internés à la Caserne Friedrich avant d'être déportés le 5 septembre 1944 de Belfort à Buchenwald où il arrive le 10 dans le convoi N°I.285.


Source du document ci-dessus extrait de la liste du convoi N°I.285 transmise par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Il reçoit le matricule N° 85243 et, après la quarantaine au Petit Camp au Block 63, il passe au Grand Camp au Block 14 avant d'être transféré le 26 septembre 1944 au Kommando B II, c'est-à-dire  Langenstein-Zweiberge Block R.


Source: Extrait du Registre Matriculaire des 85000 transmis par l'Association Française  Buchenwald-Dora et Kommandos.

Langenstein ou Zweiberge: Ce Kommando du KL Buchenwald est ouvert en avril 1944 près du village de Langenstein à quelques kilomètres d'Halberstadt. Le chantier de Langenstein est le chantier B2 du Sonderstab Kammler. Les détenus creusent près de 10 km de galeries dans les collines du Thekenberg devant servir à enterrer les productions des usines Junkers. Au total près de 7000 y travaillent. 3000 détenus sont évacués le 9 avril 1945 et 1600 sont libérés le 11 avril 1945 par les Américains.Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède le 17 mars 1945
- à Weimar selon l'état civil de Saint-Germain-des-Fossés et le JO N° 140 du 30 juin 1987
- à Langenstein Zwieberge selon l'Amicale de Langenstein. Voir le document ci-dessous 7ème colonne ""45.03.17", c'est-à-dire le 17 mars 1945, à l'âge de "33" ans 8ème colonne, après "173" jours passés au Kommando de Langenstein 9ème colonne.

Note : Dans l'extrait du Registre matriculaire des 85000 ci-dessus, il est indiqué qu'il est "Gest(orben)" décédé le "25.3.45". Mais il y a toujours un décalage entre la date de décès réelle dans le Kommando   et celle qui est retranscrite au camp central de Buchenwald.


Source du document ci-dessus extrait de la liste, par ordre de décès, des Français morts à Langenstein-Zwieberge. Liste transmise par l'Amicale de Langenstein.
Selon le Service Historique de la Défense, il est homologué comme Résistant au titre des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) et des  D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Combattant Volontaire de la Résistance N° 005303 lui est attribuée à titre posthume le 30 novembre 1960.

«Mort pour la France»


 

Document à gauche: La carte de Déporté Résistant lui est attribuée à titre posthume le 4 mai 1953 par la Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Document au centre et à  droite: Son nom figure à la gare de Moulins quai N°1 sur la plaque à la mémoire des cheminots décédés au cours de la Deuxième Guerre Mondiale. Photos: AFMD de l'Allier.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 4 mai 1987 paru au Journal Officiel N°140 du 30 juin 1987.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 654 W 6, 1 R 1932.1034.1359, S.T.O. 778 W 60,
 
- Archives du camp de Buchenwald Liste du convoi N° I.285

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Saint-Germain-des-Fossés (03)

- Etat des Déportés ayant appartenu à l'Union Locale CGT-Moulins avant 1939 transmis par Jean-Noël Dutheil

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora et Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos
 
- Mémorial des Français Déportés à Langenstein transmis par l'Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet
 
- Service Historique de la Défense GR 16 P 33726

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