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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

THURET Emile Firmin


Est né le 22 mai 1906 au domicile de ses parents au lieudit Chez-Fioux commune des Forges (23). Son père Pierre et sa mère Marie née AUPY sont cultivateurs.

Cultivateur, il est incorporé le 10 mai 1928 et affecté au 126ème Régiment d'Infanterie. Il est rayé des contrôles le 1er mai 1929.

Le 29 septembre 1932 il épouse Marie Elisabeth PINET aux Forges. Ils ont deux enfants.

Rappelé le 8 septembre 1939, il est affecté au 442ème Régiment de Pionniers Dépôt d'Infanterie N°133. Il est démobilisé le 5 août 1940 avec une blessure.

Source du document ci-contre: Archives de la famille.

 

Marié et père de deux enfants il est domicilié 123, avenue de Néris à Montluçon (03). Il est manœuvre au dépôt des machines S.N.C.F. à Montluçon (03).

Il est arrêté le 1er novembre 1943 à Montluçon. Selon une fiche de renseignements de la police, «cette arrestation semble avoir été opérée en vue de déterminer le responsable de l'acte de sabotage commis le 8 octobre 1943 au dépôt des machines S.N.C.F à Montluçon». Ce jour-là une locomotive sous pression fut lancée dans une fosse de plaque tournante.

Selon une attestation de la S.N.C.F., il n'est pas responsable de ce sabotage, car "non présent le jour de l'incident (était de repos)".

Sont arrêtés dans la même affaire: Louis BUVAT arrêté le 22 octobre et libéré le jour même et Louis BERTRAND qui sera déporté.

Le 14 décembre 1943 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 16 dans le convoi N° I.161. Il y reçoit le matricule N° 38446. Après la quarantaine il reste au camp central de Buchenwald.

 
Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 7273197.

Selon sa fiche de détenu au Service International de Recherche d'Arolsen (voir ci-dessus), il est déporté dans le cadre de l'opération "Meerschaum".

Note: "Aktion Meerschaum" ("Ecume de mer") est le nom de code d' une opération de « recrutement » de main d’œuvre en Europe de l’ouest afin d'alimenter les camps de concentration.



KL BUCHENWALD: Le camp de Buchenwald , situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Weimar, est créé en 1937. Avec le déclenchement de la guerre en 1939 et à mesure des avancées de la Wehrmacht, la population concentrationnaire s'internationalise.

De 1943 à la fin de 1944 voire au tout début de 1945, le camp devient un vivier de main d'œuvre corvéable à merci et renouvelable à volonté pour la production de guerre. Le développement des Kommandos s'amplifie. Des usines sont installées dans l'enceinte du camp.

En tout, Buchenwald comptera 136 Kommandos. Après huit années d'existence au cours desquelles périrent environ 56000 détenus et où 238980 ont pu être recensés, le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

André CANTON "certifie avoir vu Monsieur Thuret Emile Firmin employé à la S.N.C.F au camp de concentration de Buchenwald rentrer au Revier du camp vers le 10 février Il décède le 10 février 1944 et qu'il est mort le 15 février 1944. Son corps fut transporté au crématoire comme tant d'autres. Son bloc était le N°34."

Il décède à Buchenwald le 10 février 1944 selon l'état civil de Monluçon et  le JO N° 202 du 1er septembre 2000.

Il est homologué " au grade de SOUS-LIEUTENANT au titre POSTHUME" par arrêté en date du 26 avril 1948 avec date de prise de rang le 1er février 1944.

"Mort pour la France"

Son nom figure au Monument aux Morts de Gouzon.

Source du document ci-dessus: Service Internet de la mairie de Gouzon.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 570887), il est homologué en tant que Résistant  au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes), de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et des D.I.R.  (Déportés et Internés Résistants).

Selon l'attestation en date du 9 février 1966 d'Henri Gorce-Franklin, officier de la Légion d'Honneur et Compagnon de la Libération, Emile THURET a été arrêté pour "faits de résistance au sein du réseau GALLIA (région Centre)".

La carte de Déporté Résistant  N° 1.011.35669 lui est attribuée à titre posthume  sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 14 avril 1966.

Source du document ci-dessus: ODACVG du Puy-de-Dôme.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat à la Défense en date du 26 juin 2000 paru au Journal Officiel N°202 du 1er septembre 2000.

Sources:

- Archives de la famille

- Archives Départementales de l'Allier 1289 W 91

- Archives Départementales de la Creuse 1 R 668

- Archives Municipales de Montluçon (03)

- Etat civil de Gouzon (ancienne commune de Les Forges (23)) et de Montluçon (03)

- Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains 21 P 544 099

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Office Départemental des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Puy-de-Dôme

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 570887)

- Service Internet de la mairie de Gouzon
 
- Service International de Recherches d'Arolsen 7273197,

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