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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

CALLAME André

 
Archives de la famille

Est né le 8 novembre 1931 à Domérat (03). Son père Roger est employé de chemin de fer et sa mère Pauline née LAVILLE est sans profession. Ils résident à Juvisy (91).

En 1943 il est célibataire et est agent de la SNCF. Il est domicilié chez ses parents au N° 14, Cité des Guineberts à Montluçon (03).

Source de la photo: Archives de la famille.

Selon un certificat de la 8ème Région Militaire il a «a servi dans les Forces Françaises de l'Intérieur au titre des formations suivantes et dans les départements ci-après

Maquis F.T.P.F. de Saint-Pourçain Allier du 9/7/43 au 17/8/43

Corps Franc des Cheminots de Montluçon Allier du 18/8/43 au 5/3/44».

Il est arrêté le 5 mars 1944 au cours d'une mission suite à une action organisée et ordonnée par le groupe armé des cheminots contre une chemiserie de Montluçon dans la nuit du 11 au 12 février 1944. Cette action avait pour but de récupérer « des vêtements pour l'habillement des clandestins dépourvus de carte textile». Il est interné à la prison de Riom (63).

Le 20 mai 1944 il est condamné à 5 ans de réclusion par la Section Spéciale de la Cour d'Appel de Riom (63) pour «vol qualifié dans un but subversif», «avec cette circonstance que ledit vol a été commis afin de favoriser le terrorisme, le communisme, l'anarchie et la subversion sociale et soulever un état de rébellion contre l'ordre social légalement établi».

Où vont se nicher le terrorisme et l'anarchie??? Qu'avait «soustrait» André CALLAME pour mériter 5 ans de réclusion? …«divers objets mobiliers (chemises, caleçons, pyjamas, chemisiers, etc.)».

Dans son attendu la Section Spéciale ajoute cyniquement qu'elle fait preuve d'indulgence en indiquant «qu'en raison du jeune âge des deux accusés, délinquants primaires, il y a lieu de ne leur infliger que le minimum de la peine encourue».

Le 28 juin 1944 la prison de Riom est vidée et les 182 détenus partent en car pour Compiègne.

Le 2 juillet 1944 il est déporté de Compiègne à Dachau dans le Train de la Mort référencé N° I.240 dans le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau de l'Amicale des Anciens de Dachau,

«Lors d'un arrêt prolongé du train en gare de St Brice près de Reims, par temps orageux et quarante degrés à l'ombre, les wagons se sont transformés en véritables étuves…Plus de cinq cents jeunes hommes sont morts de chaleur, de manque d'eau, d'asphyxie. L'atmosphère (…) a été génératrice de délire et de folie collective, entraînant des scènes d'horreur.

La responsabilité en incombe aux S.S.de la garde. Au moment où la situation devenait intenable, malgré les appels de détresse des détenus, les S.S. ont refusé d'ouvrir les portes, d'aérer les wagons et de distribuer de l'eau, ce qui eut sauvé les mourants.

Il ne s'agit, en la circonstance, ni d'une«bavure» ni d'un accident, mais essentiellement d'une action entrant dans le cadre de «l'entreprise générale et délibérée d'élimination des ennemis du Reich, de caractère authentiquement criminel».

André CALLAME n'arrive pas vivant à Dachau. Il fait partie des 530 victimes recensées dans le livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. A l'arrivée son corps ainsi que celui de ses camarades de souffrance est parti directement au crématoire.

                                 Source des documents ci-dessus: Allach Kommando de Dachau Amicale des Anciens de Dachau Jouve mai 1985.

Il décède entre le 2 et le 5 juillet 1944 entre Compiègne (60) et Dachau (Allemagne) selon le Journal Officiel N° 216 du 15 septembre 1991.

L'arrêt de la Section Spéciale de la Cour d'Appel de Riom du 20 mai 1944 est annulé par décision de la Chambre de Révision du 26 octobre 1944 (arrêt N° 12).
 
 
Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 101602 ), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.C.  (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant N° 1.011.31370 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 4 juillet 1958.

Sa veuve adhère à l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier.

Source du document à gauche ci-dessus: Archives de l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier.
Source du document à droite ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

"Mort en déportation"  suivant l'arrêté  du Secrétariat  d'Etat  aux  Anciens  Combattants  en  date  du 25 juillet 1991 paru au Journal Officiel N° 216 du 15 septembre 1991.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 107 W 387, 107 W 233,

- Archives de l'Association des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes de l'Allier

- Archives de la famille

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Domérat (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987

- Office Départemental des Anciens Combattants de l'Allier

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 101602 )
 
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