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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

STALPAERT Louis François Florian

 
Archives de la famille

Est né le 17 mai 1885 au domicile de ses parents à Billancourt (80). Son père François est manouvrier et sa mère Louise née DESMETH est sans profession.

Le 25 mai 1910 il épouse Marie née BEAUVALLET à Billancourt et ils ont six enfants. Sinistrés dans la Somme pendant la Première Guerre Mondiale ils viennent s'installer en 1925 en Montagne Bourbonnaise au hameau de «Chez Muzard» à Châtel-Montagne (03) où ils exploitent une ferme de 33 hectares.

Photo: Archives de la famille. 


Les STALPAERT hébergent et ravitaillent le maquis jusqu'au 17 mars 1944.

Selon le rapport de la gendarmerie d'Arfeuilles (03) du 5 février 1946:

« Le 17 mars 1944 un détachement de 200 à 250 militaires allemands venant en camions automobiles de la direction de Roanne ont prospecté plusieurs villages et maisons isolées de la commune de Châtel. Ces militaires semblaient être conduits par un interprète de Roanne nommé Karcher actuellement détenu à Saint-Etienne et un certain Bongrand dit «Plumeau» également détenu. Ce dernier, ancien réfractaire, avait été hébergé quelques mois auparavant avec d'autres camarades dans cette région.

A l'issue de cette expédition infructueuse le détachement allemand a procédé à des destructions de fermes (7), à l'arrestation de leurs occupants et au pillage des immeubles».

Sous la conduite de KARCHER et suivant les renseignements fournis par Louis  BONGRAND les troupes allemandes se rendent dans plusieurs hameaux,  brutalisent, arrêtent, pillent et incendient. Chez les STALPAERT ils brûlent les dépendances, puis font sauter la maison d'habitation, emmènent les animaux et arrêtent Louis STALPAERT.
 
Le même scénario sinistre va se reproduire chez les SÉROL, puis les DOMUR et les MEUNIER.
 
Les quatre hommes sont internés à la Caserne Grouchy à Saint-Etienne (42) du 17 mars au 5 mai, date à laquelle ils sont transférés à Compiègne.
 

Le 21 mai 1944 Louis STALPAERT –ainsi que ses trois camarades- est déporté de Compiègne à Neuengamme où il arrive le 24 dans le convoi N° I.214. Il reçoit le matricule N° 30531 et après la quarantaine il reste au camp central de Neuengamme.

 

Le KL Neuengamme:

Se situe à environ 25 kilomètres au sud-est de Hambourg sur la rive droite de l'Elbe dans une région marécageuse et plate. Le commandement SS décide d'y réactiver une briqueterie désaffectée et d'y implanter un camp de concentration. Le premier Kommando de travail, constitué d'une centaine de droit commun venant du KL Sachsenhausen, arrive sur le site le 13 décembre 1938.
Au total, on estime que 106 000 personnes, dont 13 500 femmes, ont été déportées au KL Neuengamme et dans ses Kommandos extérieurs de travail.
Au camp central, les détenus sont employés dans plusieurs types d'activités: extraction et transport de la glaise, production d'éléments préfabriqués en béton, chargement et déchargement des péniches et des wagons. Les autres Kommandos internes se répartissent entre les ateliers de fabrication de matériels et d'armement.
Sur les 106 000 déportés du KL Neuengamme on estime le nombre de morts à 55000, dont plus de 7000 Français.

Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 
Il y décède le 29 décembre 1944 selon l'état civil de Châtel-Montagne et le JO N° 65 du 18 mars 2003.
 
"Mort pour la France"

"Mort en déportation"
suivant l'arrêté du Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants en date du 28 janvier 2003 paru au Journal Officiel n°65 du 18 mars 2003.

Selon le Service Historique de la Défense (GR 16 P 556086), il est homologué en tant que Résistant au titre de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

La carte de Déporté Résistant N° 1.011.18688 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 16 juillet 1958.
 
DIAC Clermont-Ferrand

Source: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Son nom figure sur la stèle des Brizolles à Châtel-Montagne.

Stèle aux Brizolles à Châtel-Montagne  en hommage aux victimes de la barbarie nazie. Photo: AFMD de l'Allier.
 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 1580 W 9, 1756 W 2  N°3478,

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 110

- Archives de la famille

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Billancourt (80) et de Châtel-Montagne (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial des Français Déportés à Neuengamme Amicale de Neuengamme et Kommandos

- Service Historique de la Défense (GR 16 P 556086)
 
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