Err

Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
DUMAIT Roger Léonard
 

est né le 30 mai 1922 au N° 4, Cours d'Angleterre à Moulins (03). Son père Antoine est garçon d'hôtel et sa mère Marie née JANDET est sans profession.
 
Sur la photo ci-contre Roger DUMAIT est retourné au Kommando de Vaihingen en compagnie de son ami Claude GUÉRAUD.
 
Photo transmise par Jean THÉVENET.
 

Secrétaire comptable au Service du ravitaillement il est domicilié 25, Cours Jean Jaurès à Moulins.

Il s'engage dans l'Armée d'Armistice et en est démobilisé en mars 1943.

Il entre au réseau «Béarn».
 
Réseau «Béarn»: Réseau de renseignements affilié au BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Action) qui est le service de renseignements de la France Libre.

Avec ses amis Claude GUÉRAUD, Georges PÉRICHON et Jean THÉVENET, il collecte des renseignements sur la présence des troupes allemandes par exemple.
 
Il est arrêté avec ses trois amis le 26 mai 1944 et ils sont internés à la prison de Riom (63).

Le 28 juin 1944 ils sont transférés en car à Compiègne.

Le 2 juillet 1944 ils sont déportés de Compiègne à Dachau où ils arrivent le 5 dans le convoi N° I.240 surnommé «Le Train de la Mort».
 

Selon le Mémorial annuaire des Français de Dachau rédigé par l'Amicale des Anciens de Dachau , «Lors d'un arrêt prolongé du train en gare de St Brice près de Reims, par temps orageux et quarante degrés à l'ombre, les wagons se sont transformés en véritables étuves…Plus de cinq cents jeunes hommes sont morts de chaleur, de manque d'eau, d'asphyxie. L'atmosphère (…) a été génératrice de délire et de folie collective, entraînant des scènes d'horreur.

La responsabilité en incombe aux S.S.de la garde. Au moment où la situation devenait intenable, malgré les appels de détresse des détenus, les S.S. ont refusé d'ouvrir les portes, d'aérer les wagons et de distribuer de l'eau, ce qui eut sauvé les mourants.

Il ne s'agit, en la circonstance, ni d'une«bavure» ni d'un accident, mais essentiellement d'une action entrant dans le cadre de «l'entreprise générale et délibérée d'élimination des ennemis du Reich, de caractère authentiquement criminel».

Les corps des 519 victimes recensées sont transférés directement au crématoire.
 
Quant à Roger DUMAIT il arrive vivant et reçoit le matricule N° 77853 et après la quarantaine le 22 juillet il est affecté au Kommando de Neckarelz.
 
Neckarelz: Kommando du KL Natzweiler situé près de Mannheim. Pendant la période transitoire, c'est-à-dire de début septembre jusqu'au 23 novembre 1944, le camp annexe de Neckarelz I, qui, avec Neckarelz II, est le plus grand des Kommandos extérieurs de la région, fonctionne comme siège régional de l'administration centrale restée au Struthof. Neckarelz est l'organe exécutif dans plusieurs domaines, par exemple, en ce qui concerne le déplacement de détenus entre les différents Kommandos extérieurs. Le 21 mars 1944 arrivent les 500 premiers détenus. On les loge dans l'école primaire de Neckarelz qui devient ainsi le premier camp de Neckarelz. Lorsque le nombre des détenus dépasse la capacité de ce « camp » qui est d'environ 1000 personnes, on crée un deuxième camp auprès de l'ancienne gare de Neckarelz. A partir de ce moment, l'école est désignée comme Neckarelz I et l'autre camp comme Neckarelz II. Officiellement, on réussit à y loger 2944 (fin septembre 1944) et 2841 (fin octobre 1944) détenus. Presque tous travaillent sur les chantiers des mines d'Obrigheim.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 

Il y reçoit un nouveau matricule, le N° 21934/21943 selon les sources.

Puis il est transféré au Kommando mouroir de Vaihingen.
 
Vaihingen: Kommando du KL Natzweiler. Au début de la guerre, Vaihingen/Enz est un camp de travail, et les détenus travaillent sur divers chantiers, mais à partir de fin 1944, le camp reçoit de plus en plus de détenus gravement malades, complètement épuisés et incapables de faire le moindre travail. Ils sont logés dans des baraques et généralement abandonnés à leur sort. Vaihingen devient ainsi un vrai camp de la mort, un mouroir terrible et impitoyable. Ce camp est situé entre Karlsruhe et Stuttgart.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.


Document ci-contre: photo de Roger DUMAIT prise par le Service Photographique de l'Armée américaine à Vaihingen. Photo transmise par Jean THÉVENET.

Roger DUMAIT est libéré le 8 avril 1945 à Vaihingen par l'armée américaine et est rapatrié le 30 avril.

Le 5 juillet 1945 il est admis au Sanatorium "Alsace".


Source du document ci-dessus : Service International de Recherches d’Arolsen 77450160.


Document ci-dessus: photo de Roger DUMAIT prise par le Service Photographique de l'Armée américaine à Vaihingen. Photo transmise par Jean THÉVENET.
 
Roger DUMAIT est libéré le 8 avril 1945 à Vaihingen par l'armée américaine et est rapatrié le 30 avril.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 199328), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.C (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance).

 La carte de Déporté Résistant N° 1.011.37519 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 21 août 1978.
 
DIAC Clermont-Ferrand

 Source: Archives Départementales des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

 
Il décède le 21 janvier 2002 à Saint-Médard-de-Mussidan (24).

 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 996 W 15.1,

- Archives des camps de Dachau et Natzweiler sur Ancestry.com et JewishGen.org

- Archives de Jean Thévenet

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Moulins (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Annuaire des Français de Dachau Amicale des Anciens de Dachau 1987

- Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 199328)

- Service International de Recherches d’Arolsen 77450160,

©  AFMD de l'Allier