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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
GARNIER James Gaston
 
 
Archives de la famille

est né le 20 juillet 1917 à Ancy-le-Libre (89). Son père Victor est journalier et sa mère Marie née THIÉRION est sans profession.

Photo: Archives de la famille. 

 

Le 29 août 1942 il épouse Gisèle MIRBEAU à Suippes (51). Gisèle décède le 21 décembre 1942.

Photo: Archives de la famille.

Archives de la famille
Archives de la famille

Requis du travail en Allemagne il obtient une permission, mais ne repart pas à l'expiration de celle-ci.

Il décide avec son beau-frère René MIRBEAU et un ami, Fernand DEVOIX, de rejoindre le général De GAULLE. Selon le témoignage de René MIRBEAU ils sont arrêtés en tentant de franchir la Ligne de Démarcation le 2 juin 1943 à la gare de Moulins (03). Lors du contrôle James GARNIER est trouvé en possession d'un document indiquant que sa permission est expirée. Une discussion s'en est ensuivie, puis une bagarre a éclaté avec des soldats allemands.

 De gauche à droite: René MIRBEAU, James GARNIER et Fernand DEVOIX. Archives de la famille.

Il est interné le jour même à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins avant d'être transféré à Compiègne fin juillet.

Le 3 septembre 1943 il est déporté -ainsi que Fernand DEVOIX et René MIRBEAU- à Buchenwald où il arrive le 4 dans le convoi N° I.131. Il reçoit le matricule N° 20434.


Source du document ci-dessus : Service International de Recherches d’Arolsen  5924555.


Après la quarantaine, il est transféré  le 30 septembre 1943 au Kommando de Laura.

Laura ou Saalfeld: Kommando de Buchenwald. Après le bombardement du site de Peenemünde la décision est prise de disperser les autres sites concernés par la fabrication des V2. C'est en septembre 1943 qu'ouvre ce Kommando situé à 30 km au sud-est de la ville de Saalfeld. Relié au programme des armes secrètes, il reçoit le nom de code «Laura» et occupe une carrière d'ardoise au sud de la Thuringe. Les détenus doivent creuser des galeries (de septembre 1943 à avril 1944) avant d'y installer une usine souterraine (à partir d'avril 1944). Ils sont près de 700 en janvier 1945. Il est évacué vers Dachau.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Il décède à Buchenwald le 29 janvier 1944 selon l'état civil d'Ancy-le-Libre et le JO N° 190 du 18 août 1992.


Son nom figure au Monument aux Morts de Suippes.

Source de la photo ci-dessus: Association " Les Amis du Vieux Suippes".

Photos ci-dessus transmises par Jean-Noël Oudin, président de l'association "Les Amis du Vieux Suippes".

"Mort en déportation" suivant l'arrêté  en date du 7 juillet 1992 paru au Journal Officiel N°190 du 18 août 1992.

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 1580 W 8,

- Archives de la famille

- Association " les Amis du Vieux Suippes"

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil d'Ancy-le-Libre (89)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherches d’Arolsen  5924555
 
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