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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
DEVOIX Fernand

Nous sommes à la recherche d'une copie de sa carte de Déporté. Nous contacter: afmddelallier@orange.fr
 
 

est né le 9 juin 1921 au domicile de ses parents avenue de la gare à Suippes (51). Son père Albert est charretier et sa mère Juliette née LEPOINTE est sans profession.
 
Photo: Archives de la famille GARNIER.
 Faisant partie de la classe 1921 il veut éviter de partir au STO (Service du Travail Obligatoire) et décide de rejoindre le général De GAULLE avec ses amis René MIRBEAU et James GARNIER. Ce dernier, requis du travail en Allemagne, a obtenu une permission, mais n'est pas reparti en Allemagne à l'expiration de celle-ci..

Service du Travail Obligatoire: Par la loi du 16 février 1943 du gouvernement de l'Etat Français est créé le Service du Travail Obligatoire qui impose aux hommes nés en 1920-21-22 d'aller travailler pendant deux ans en Allemagne.  S
 
De gauche à droite: René MIRBEAU, James GARNIER et Fernand DEVOIX. Source: Archives de la famille DEVOIX.


 

Selon le témoignage de René MIRBEAU ils sont arrêtés en tentant de franchir la Ligne de Démarcation le 2 juin 1943 à la gare de Moulins (03). Lors du contrôle James GARNIER est trouvé en possession d'un document indiquant que sa permission est expirée. Une discussion s'en est ensuivie, puis une bagarre a éclaté avec des soldats allemands.

Il est interné le jour même à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins avant d'être transféré à Compiègne fin juillet.

Le 3 septembre 1943 il est déporté -ainsi que James GARNIER et René MIRBEAU- à Buchenwald où il arrive le 4 dans le convoi N° I.131. Il y reçoit le matricule N° 20263.  et  est transféré au Kommando de Dora après la quarantaine.
 
 

Source du document ci-dessus : Service International de Recherches d’Arolsen 5752466.


Il  est transféré au Kommando de Dora après la quarantaine.

 
Dora: Ce camp dépend à l'origine du KL Buchenwald qui n'est situé qu'à environ 80 km. Il a été créé en septembre 1943 pour accueillir dans ses tunnels l'usine de Peenemünde bombardée par la RAF le 17 août 1943. Les déportés travaillent en deux équipes de douze heures. Ils creusent des galeries dans des conditions abominables. Ils restent six mois sans voir le jour et couchent à même le sol. La mortalité est très élevée. Dora devient autonome en octobre 1944.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 
 
Il décède à Dora le 23 décembre 1943 selon l'état civil de Suippes, les archives d'Arolsen (Gestorben am 23 12 43) et le JO N° 239 du 12 octobre 1988.

Au début le camp de Dora ne possédait pas de fours crématoires. Les cadavres étaient renvoyés ( abgesetzt) à Buchenwald dans le camion qui apportait le pain (Source: Eugène LAURENT déporté à Buchenwald et Dora). Le corps de Fernand DEVOIX a donc été renvoyé au camp central de Buchenwald le 28 décembre 1943.

Source du document ci-dessus : Service International de Recherches d’Arolsen 5752470.


Son nom figure au Monument aux Morts de Suippes.



Source de la photo ci-dessus: Association " les Amis du Vieux Suippes". Remerciements.

"Mort en déportation"  suivant l' arrêté du Secrétariat d' Etat aux  Anciens  Combattants en  date du 29 août 1988  paru au  Journal Officiel N°239 du 12 octobre 1988.

 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 1580 W 8,

- Archives de la famille

- Association " Les Amis du Vieux Suippes".

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Suippes (51)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service International de Recherches d’Arolsen 5752466, 5752470,


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