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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

SÉNEPIN Gabriel

Nous sommes à la recherche d'une photo.

Est né le 27 avril 1920 à Saint-Nicolas-des-Biefs (03). Son père Marius est sabotier et sa mère Marie née DRIGEARD est couturière. Ils sont domiciliés au lieudit Fayot à Saint-Nicolas-des-Biefs.

Il est lui-même  cultivateur au Village Fayot à Saint-Nicolas-des-Biefs.

Il est affecté au Groupe 3 des Chantiers de Jeunesse du 16 mars 1941 au 11 octobre 1941.

Chantiers de Jeunesse: organisation paramilitaire créée en juillet 1940 par le régime de Pétain pour embrigader la jeunesse française. Tous les jeunes Français sont appelés dès l'âge de 20 ans pour faire un stage de 8 mois dont le but est de leur inculquer les valeurs du régime de Pétain: Travail-Famille-Patrie.

Il fait partie des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) au Groupement «Roussel» à compter du 1er mars 1943.

Il est recensé par la Gendarmerie du Mayet-de-Montagne en 1943 à Saint-Nicolas-des-Biefs pour le STO (Service du Travail Obligatoire).

Par la loi du 16 février 1943 du gouvernement de l'Etat Français est créé le Service du Travail Obligatoire qui impose aux hommes nés en 1920-21-22 d'aller travailler pendant deux ans en Allemagne.

En tant que cultivateur exploitant il en est exempté conformément à la circulaire 1 M 1 paragraphe 17a.

Il est arrêté dans la rafle du 17 décembre 1943 par la Gestapo de Lyon qui recherche des maquisards. N'ayant pu arrêter les maquisards, la Gestapo s'en prend à ceux qui sont soupçonnés de les ravitailler.

Outre Gabriel SÉNEPIN, sont également arrêtés

BAROFFIO Marcel

BOSLIGE Roger

DRIGEARD Jean

SAINT-GÉRAND Alphonse

SAINT-GÉRAND Emile

TALVAT André

TALVAT Francisque .

Le 27 janvier 1944 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 29 dans le convoi N° I.173. Il reçoit le matricule N° 44778 et après la quarantaine il est transféré le 13 mars 1944  à Dora.
 
 
Dora: Ce camp dépend à l'origine du KL Buchenwald qui n'est situé qu'à environ 80 km. Il a été créé en septembre 1943 pour accueillir dans ses tunnels l'usine de Peenemünde bombardée par la RAF le 17 août 1943. Les déportés travaillent en deux équipes de douze heures. Ils creusent des galeries dans des conditions abominables. Ils restent six mois sans voir le jour et couchent à même le sol. La mortalité est très élevée. Dora devient autonome en octobre 1944.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
 
 

Il décède le 5 août 1944 à Dora selon l'état civil de Saint-Nicolas-des-Biefs et le JO N° 190 du 15 août 2002.

«Mort pour la France»

"Mort en déportation"
suivant l'arrêté de la Ministère de la Défense en date du 18 juin 2002 paru au Journal Officiel N° 190 du 15 août 2002.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 544808), il est homologué en tant que Résistant au titre des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) et des D.I.R. (Déportés et Internés Résistants).
 
Document de gauche: La carte de Déporté Résistant lui est attribuée à titre posthume par la Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand le 27 mars 1952.
Document de droite: Son nom figure sur la stèle au Village Fayot à Saint-Nicolas-des-Biefs. Photo: AFMD de l'Allier.
 

Des 8 hommes arrêtés par la Gestapo de Lyon  dans la rafle du 17 décembre 1943, seul Francisque TALVAT rentrera.

 
Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 1 R 1940.1079.923, 1580 W 7, 778 W 20 recensement STO, 1289 W 91,

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil de Saint-Nicolas-des-Biefs (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet
 
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